———- Forwarded message ———
De : Brigitte Espuche
*Ceuta ou la consécration des politiques migratoires racistes, sécuritaires
et inhumaines*
Décryptage Migreurop
FR: https://migreurop.org/article3609.html?lang_article=fr
EN: https://migreurop.org/article3613.html?lang_article=en
ES :https://migreurop.org/article3610.html?lang_article=es
*Contrairement aux discours qui ont majoritairement circulé dans les médias
ces dernières semaines, les **événements survenus à Ceuta à partir du 30
juillet 2026 ne doivent pas être considérés comme une « crise migratoire »
exceptionnelle, mais plutôt comme la conséquence prévisible d’un modèle de
« gestion » des mouvements migratoires fondé sur la dissuasion,
l’externalisation des frontières, la normalisation progressive de la
violence, et l’instrumentalisation des questions migratoires. **La
militarisation des frontières, la cruauté envers les personnes en
migration, la violation du droit international, et l’impunité
institutionnelle organisée sont autant d’éléments qui démontrent chaque
jour l’impasse des politiques et stratégies migratoires actuelles.*
Entre le 30 et le 31 juillet, entre 40 000 personnes (selon le Maroc) et 70
000 (selon l’Espagne) auraient franchi depuis le Maroc, principalement par
la mer, la frontière de Ceuta - résidu colonial européen sous contrôle
espagnol situé sur le territoire marocain -, arrachant ainsi leur liberté
de circulation. Entre 83 personnes (chiffre officiel)[1]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn1 et 141 (chiffre des associations)[2]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn2 seraient décédées ce faisant, et
presque la majorité des personnes arrivées ont été renvoyées au Maroc en
48h, en violation du droit international (principe de non-refoulement), du
droit européen (Pacte européen asile et migration), et de la législation
espagnole (arrêt de la Cour suprême espagnole du 8 juillet 2026).
*La fabrique de la « crise migratoire », stratégie récurrente des
politiques européennes*
Face à ce qui a été présenté comme une énième « crise migratoire », il
convient de relativiser les chiffres. Les chiffres annoncés des arrivées
dans l’enclave semblent conséquents au regard du confetti de 20 km2 (85 000
habitants) que constitue l’enclave de Ceuta. Mais ils sont en réalité
dérisoires au regard de la population des 27 États membres de l’UE, qui
compte plus de 450 millions d’habitant·es. Il y a en l’espèce un effet de
zoom, amplifié dans ce cas précis par le fait que Ceuta, l’une des deux
seules frontières terrestres entre le Maroc et l’Espagne (l’autre étant
Melilla), se trouve sur le continent africain et ne fasse pas partie de
l’espace Schengen.
A chaque fois que l’Europe a connu des épisodes d’arrivées importantes sur
des territoires insulaires ou enclavés, a été utilisée la rhétorique de la
« crise migratoire ». Cette formule permet de rejeter la responsabilité sur
les personnes migrantes et de détourner l’attention des enjeux politiques
et du système imposé par les anciennes puissances coloniales. Ce procédé a
été utilisé régulièrement, à Lampedusa (Italie) en 2011 pendant les
révolutions arabes et en 2023 lorsqu’entre 6000 et 13 000 personnes sont
arrivées en quelques jours sur l’île, à Ceuta en 2021 lorsqu’environ 10 000
personnes sont entrées en deux jours dans l’enclave après un relâchement du
contrôle frontalier marocain, ou encore à Melilla en 2005 ou 2022 lors de
tentatives de franchissement de la barrière-frontière.
Lors de tous ces précédents, les personnes en quête de protection ou
d’opportunités – et contraintes d’emprunter des voies alternatives en
raison de la fermeture des frontières et des régimes de visa imposés - ont
été brutalement réprimées par les forces de l’ordre, avant d’être
sommairement renvoyées, en violation de leurs droits. Nombre d’entre elles
ont de plus péri en Méditerranée, laissant des familles entières en deuil.
La même répression brutale a été déployée à Ceuta après le 30 juillet. Face
à ce mouvement migratoire, le discours de l’Espagne a consisté à dénoncer
une « violation de [son] intégrité territoriale par des réseaux criminels
», pointant du doigt une instrumentalisation par des « mafias », qui
auraient partagé des informations mensongères sur les réseaux sociaux -
notamment une « interprétation extensive » de l’arrêt de la Cour suprême
espagnole du 8 juillet 2026
[3] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn3 ou une ouverture de la frontière
maroco-espagnole. En réponse à cette situation, l’Espagne a immédiatement
déployé l’armée sur place pour venir en appui à la Guardia Civil, tandis
que l’UE offrait le soutien de l’agence Frontex pour « reprendre le
contrôle » des frontières européennes dites « menacées ».
Récupération politique tous azimuts
La récupération politique a été immédiate à l’échelle de l’UE. Les images
des arrivées d’exilé·es à Ceuta diffusées en boucle ont immédiatement été
exploitées et instrumentalisées par les droites européennes et les extrêmes
droites, y compris au-delà de l’espace Schengen, pour construire un récit
de « l’invasion ». Décrites comme un problème de sécurité publique, ces
arrivées ont déclenché discours décomplexés de haine et protestations
indignées, ainsi qu’une crise diplomatique qui a eu tôt fait d’éclipser la
crise humanitaire.
Le prétendu « laxisme » du gouvernement espagnol a ainsi été pointé du
doigt, du fait du processus de régularisation extraordinaire mis en place
sur son territoire entre avril et juin 2026[4]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn4. Or, ce programme, qui répondait à
des critères stricts – notamment celui d’être arrivé en Espagne avant le
1er janvier 2026 - est clos depuis le 30 juin 2026.
Qu’à cela ne tienne, l’Espagne est accusée d’avoir envoyé « un mauvais
message » aux ressortissant·es des pays tiers, et d’avoir créé un « appel
d’air » – mythe fantasmé largement relayé par l’extrême droite[5]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn5. Cet argument fallacieux ne fut
cependant pas retenu contre l’Italie un an plus tôt, lorsqu’en besoin de
main d’œuvre, ce pays a lui-même émis un décret pour régulariser 500 000
personnes étrangères sur son territoire entre 2025 et 2028[6]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn6.
Dans l’épisode Ceuta, il y a sans nul doute la volonté d’isoler et de
décrédibiliser la politique migratoire de l’Espagne – rare pays européen
qui dans certaines de ses pratiques et propos tenus à l’échelle nationale
va à rebours des discours et politiques uniquement sécuritaires en matière
migratoire. L’objectif est de contrer au plus vite la possibilité
d’élargissement d’un narratif positif et inclusif sur les migrations face
au discours anti-immigration qui prend de l’ampleur au niveau européen.
Nul ne peut cependant ignorer qu’en parallèle l’Espagne a mené ces
dernières années une politique d’externalisation en Afrique de l’Ouest,
bien loin de chercher à attirer les immigré-es : construction de centres
de détention offshore, déploiement de la police espagnole et de la Guardia
civil, et soutien de plusieurs millions d’euros aux forces de sécurité
ouest-africaines pour le contrôle des migrations. Ces politiques
d’externalisation ont notamment eu pour conséquence de faire de la route
atlantique vers les îles Canaries l’une des plus meurtrières ces dernières
années (avec 1300 décès à la mi-2026[7]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn7).
Les États membres voisins n’ont pas manqué d’appeler au renforcement des
contrôles aux frontières externes de l’Union. Certains pays (Italie,
Danemark) ont dans la foulée appelé à suspendre de l’espace Schengen une
Espagne qui soi-disant ne jouerait pas le jeu du tout-sécuritaire et qui ne
contrôlerait pas efficacement ses frontières. D’une part, cette suspension
n’est pas prévue par les textes européens en vigueur, et d’autre part il
est de notoriété publique que les enclaves de Ceuta et Melilla disposent
d’un régime dérogatoire dans l’espace Schengen qui ne permet pas la libre
circulation vers la péninsule espagnole
https://2fm74.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/sh/1t6Af4Oj9PgrH6hTmIKVO3efNuBm3l/jCWic199y-Hk,
du fait d’un double contrôle à l’entrée et à la sortie de l’enclave, qui
fonctionne comme un sas fermé. Les pays européens voisins de l’Espagne se
sont également empressés d’indiquer qu’ils allaient renforcer les contrôles
aux frontières internes de l’Union… Alors même que huit États membres,
dont la France et l’Italie, ont de fait rétabli totalement ou partiellement
ces contrôles depuis 2015[8] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn8.
Quant au Maroc, qui célébrait le 30 juillet les 27 ans de règne de Mohamed
VI, il s’est tu pendant quatre jours avant de finalement renvoyer la balle
vers l’Espagne, l’accusant de ne pas avoir anticipé les conséquences de
l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 8 juillet 2026[9]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn9…
*L’instrumentalisation des exilé·es au profit d’enjeux géopolitiques, effet
boomerang de l’externalisation*
Malgré cela, l’Espagne s’est empressée de rappeler que le Maroc est avant
tout un allié, tant il est un collaborateur zélé de la politique migratoire
sécuritaire européenne. En effet, l’Espagne, pour entraver les mouvements
migratoires à sa frontière, a besoin du Maroc qui sait le lui rappeler en
différentes occasions. Ce dernier n’a jamais hésité à utiliser les exilé·es
comme monnaie d’échange pour servir ses intérêts économiques ou politiques,
peser dans le débat géopolitique, ou exprimer ses mécontentements,
notamment face au rapprochement entre l’Espagne et l’Algérie[10]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn10, comme il l’a déjà fait par le passé
(2021, 2023). Les pays partenaires de la politique d’externalisation de
l’UE utilisent ainsi les mêmes armes que l’UE, à savoir le marchandage,
pour se retourner occasionnellement contre elle. Cela a été le cas pour la
Turquie avec la Grèce en mars 2020, le Maroc avec l’Espagne en mai 2021, et
la Biélorussie avec la Pologne dès août 2021. Les exilé·es deviennent alors
une monnaie d’échange : le marchandage se fait sur leur dos – voire sur
leurs vies – dans tous les cas en violation de leurs droits. Car en
déléguant la gestion des migrations à des pays tiers, souvent autoritaires,
l’UE se défausse des conséquences de cette sous-traitance, et transforme
les personnes qui souhaitent rejoindre son territoire en pions entre les
mains de gouvernements qui disposent d’un levier de pression politique face
à une Europe gangrenée par un racisme croissant, prête à tout pour
maintenir les exilé·es loin de ses frontières.
*Des violations massives des droits au nom de la protection des frontières
européennes*
Comme lors de précédents impliquant des arrivées dites « massives » dans
l’Union, l’Espagne a procédé très rapidement (48h) au renvoi des personnes
arrivées à Ceuta. Et ce en violation de leurs droits fondamentaux. En
effet, les personnes interceptées à Ceuta auraient en principe dû faire
l’objet du filtrage - prévu par le règlement éponyme du Pacte européen
asile et migration entré en application en juin 2026 -, avant toute
orientation vers une procédure d’asile ou de retour. Situation qui souligne
que cet instrument est mort-né un mois et demi après son entrée en
application… De plus, les personnes arrivées par la mer auraient dû -
avant « remise » (refoulement) au Maroc - faire l’objet d’un examen
individuel de leur situation en vertu de la récente jurisprudence de la
Cour Suprême espagnole. Or, Pedro Sanchez a clairement indiqué que celle-ci
ne s’appliquerait pas au cas d’espèce. Faut-il pourtant rappeler que nul ne
peut faire l’objet d’un renvoi forcé sans avoir vu sa situation
individuelle examinée, ou avoir pu déposer le cas échéant une demande de
protection internationale en vertu du principe international de
non-refoulement ?
Dans une surenchère sécuritaire, le ministère de l’Intérieur espagnol a par
ailleurs annoncé le 1er août la mise en place d’une barrière pneumatique de
500 mètres de long en cours d’installation dans la mer pour empêcher les
migrant·es de traverser à la nage entre le Maroc et Ceuta. Dans la volonté
a priori de se « conformer » à la jurisprudence de la Cour Suprême
espagnole évoquant la nécessité d’un « élément physique de contention » en
mer pour pouvoir procéder à des « refus d’admission à la frontière ».
Les événements de Ceuta auront donc uniquement permis de justifier la
doctrine ultra-sécuritaire de l’UE en matière migratoire, et de réaffirmer
qu’elle est la seule politique possible.
A l’issue de cinq jours de crise diplomatique, après avoir été vilipendé
par ses voisins européens, le président du gouvernement espagnol aura
finalement reçu leur soutien pour sa gestion rapide de la crise politique
et diplomatique[11] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn11, qui sera vite
oubliée. Tout comme les personnes décédées pour avoir voulu exercer leur
droit à la mobilité et braver les politiques migratoires européennes
répressives, racistes et mortifères.
La nécropolitique assumée de l’UE
Les évènements de Ceuta nous montrent, s’il le fallait encore, que les
politiques migratoires répressives tuent. Et que l’externalisation des
frontières, quel qu’en soit le coût humain et financier, est un pilier de
ces politiques migratoires. La preuve en est les partenariats toujours en
vigueur entre l’UE et des pays comme le Maroc, la Libye, la Tunisie,
l’Égypte ou la Mauritanie, qui bafouent notoirement les droits de leurs
citoyen·nes et des personnes exilées sur leur territoire.
Le renforcement des dispositifs de contrôle et de sécurité tout au long du
parcours migratoire comme la complicité des pays d’origine ou de transit
dans ce tout sécuritaire ont de lourdes conséquences. Du fait de la
multiplication et de la technologisation des obstacles, la route pour
l’Europe est devenue un véritable cimetière, et les morts et les blessés se
comptent par milliers[12] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn12.
S’il n’existe pas encore de bilan en ce qui concerne l’épisode Ceuta,
l’association marocaine des droits humains fait état d’au moins 140 décès.
A ce jour, l’UE et les États partenaires qui endossent le rôle de gendarmes
de l’Europe n’ont jamais assumé leur part de responsabilité dans ces
tragédies, considérées comme des « dommages collatéraux » d’une stratégie
de dissuasion dans laquelle la violence, en tant que moyen corrélé à
l’objectif de non-accueil et de mise à distance, est érigée en norme[13]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn13. Quid de l’identification de ces
personnes ? Quid des enquêtes qui devront être menées pour établir vérité,
justice et réparation pour les familles de ces victimes des politiques
migratoires européennes ? Jusqu’à quand les autorités européennes éluderont
ainsi leur part de responsabilité alors que ce sont elles qui ont coupé
tout accès légal à l’Europe aux personnes en migration, et qui ont par
conséquent failli à leur devoir de secours et de solidarité[14]
https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn14 ?
La militarisation des frontières n’empêche pas les mouvements migratoires
Ceuta nous montre également que si les entraves sur le parcours migratoire
contraignent les exilé·es à utiliser des voies alternatives plus
dangereuses, elles ne les dissuadent pas de franchir les frontières. Aucune
barrière ne pourra étancher la soif d’émancipation et de liberté de
circulation des populations, notamment du Sud global, injustement assignées
à résidence dans un monde inégalitaire et ultra-connecté.
Au Maroc, la situation précaire (37 % de chômage chez les jeunes, pauvreté
rampante, manque de perspectives), les refus de visas à répétition, et le
fossé socio-économique qui sépare ce pays d’une Espagne située à 14km
révoltent la jeune génération, qui clame que la liberté de circulation ne
peut plus être réservée aux seul·es privilégié·es. Pour en finir avec la
rupture de l’égalité des chances, au nom du principe d’égalité entre
tou·te·s, et du principe d’émancipation, les personnes exilées se
saisissent du droit à la mobilité qui leur est nié, rappelant que toute
personne a le droit de quitter tout pays y compris le sien, et que ce droit
est internationalement reconnu[15] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftn15.
Et internationalement bafoué.
*Loin de constituer un échec politique, les morts aux frontières, les
renvois sommaires et les violations répétées des droits fondamentaux
observés aux frontières de l’Europe sont devenus des caractéristiques
structurelles d’un système dans lequel la migration est avant tout perçue
comme une menace pour la sécurité plutôt que comme une réalité humaine. Le
coût humain n’est pas fortuit : il est intrinsèque à un modèle qui
privilégie l’exclusion plutôt que la protection, et la dissuasion plutôt
que la solidarité.*
*Tant que la mobilité restera largement inaccessible, les personnes
continueront de risquer leur vie à la recherche de sécurité, de dignité et
d’opportunités. Aucun degré de militarisation des frontières ne peut
éliminer la migration ; ces politiques ne peuvent que la rendre plus
dangereuse. Une approche fondamentalement différente est donc nécessaire —
une approche qui place les droits humains, l’égalité, la responsabilité
internationale et la liberté de circulation au cœur des politiques
migratoires.*
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[1] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref1 « Se elevan a 83 los
fallecidos en la entrada masiva en Ceuta tras el hallazgo de otro cadáver
https://www.elconfidencial.com/espana/2026-08-09/suben-fallecidos-entrada-masiva-ceuta_4403443/
»,
El Confidencial, 9 de agosto de 2026
[2] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref2 « Sebta : l’AMDH fait état de
plus de 140 morts et 111 arrestations
https://www.facebook.com/photo?fbid=1500116775488586&set=a.607841034716169»,
Media 24, 7 de agosto de 2026 ; « Las ONG de Marruecos elevan a 141 la
cifra de muertos a ambos lados de la frontera de Ceuta
»,
El Pais, 7 de agosto de 2026
[3] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref3 L’arrêt de la Cour suprême
espagnole du 8 juillet 2026 considère que les autorités espagnoles ne
peuvent procéder à des refoulements express (devoluciones en caliente) des
personnes arrivées par la mer à Ceuta ou Melilla sans un examen individuel
préalable de leur situation
[4] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref4 Real Decreto 316⁄2026, 14
avril 2026, publié au Journal Officiel du 15 avril 2026 (BOE-A-2026-8284)
[5] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref5 « Immigration : le mythe de
« l’appel d’air
» »,
le Monde, 11 janvier 2023
[6] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref6 « Explainer: Italy’s 2026-2028
‘Flow Decree’ (Decreto Flussi)
https://www.infomigrants.net/en/post/68411/explainer-italys-20262028-flow-decree-decreto-flussi»,
Infomigrants, 28 novembre 2025
[7] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref7 « Over 1,300 dead on Atlantic
route to Canary Islands to date in 2026
»,
Infomigrants, 26 juin 2026
[8] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref8 « Espace Schengen : quels pays
européens ont rétabli des contrôles aux frontières ?
Toute l’Europe, 13 septembre 2024 ; « La Commission européenne demande aux
États membres de cesser les contrôles aux frontières intérieures de l’UE
»,
Infomigrants, 3 juin
2026
[9] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref9 « Sebta: les dessous de
l’arrêt de justice espagnole qui a provoqué la crise migratoire
»,
le 360 magazine, 4 août 2026
[10] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref10 « Crise de Ceuta : entre
l’Espagne et le Maroc, trente ans de rapprochements stratégiques et
beaucoup d’arrière-pensées
»,
Le Monde, 2 août 2026
[11] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref11 « Ceuta : la crise politique
et diplomatique passée, l’Espagne obtient le soutien des Européens
»,
Mediapart, 4 août 2026
[12] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref12 The Fatal Policies of
Fortress Europe https://unitedagainstrefugeedeaths.eu/, UNITED against
refugee deaths
[13] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref13 « ‘Contrôler’ les
migrations : entre laisser-mourir et permis de tuer
https://migreurop.org/article3211.html », Migreurop, 27 octobre 2023
[14] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref14 « Les États du Maghreb et de
l’Union européenne coupables de violations systématiques du droit
international et de crimes contre l’humanité - Jugement de la 56e édition
du Tribunal Permanent des Peuples https://migreurop.org/article3565.html »,
Migreurop, 7 avril 2026
[15] https://ex3.mail.ovh.net/owa/#_ftnref15 Le droit de quitter tout
pays, y compris le sien, est un droit humain fondamental garanti par l’Article
13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
https://www.un.org/fr/about-us/universal-declaration-of-human-rights de
1948 et par l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils
et politiques