Fwd:Parution d'ouvrage: La violence au nom de la loi (Morts par la fRance)

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-6-23 10:07

De : Shoshana FINE via Discussion shoshana.fine@sciencespo.fr

1.

Bonjour à toutes et à tous,

Je me permets de partager avec vous quelques informations sur la

parution de notre ouvrage, coécrit avec Thomas Lindemann, *La violence

au nom de la loi,* aux Presses de Sciences Po, qui pourrait intéresser

certain·es d’entre vous. Dans cet ouvrage, nous analysons la manière dont

les responsables politiques français mobilisent le droit pour justifier

leur irresponsabilité face notamment aux morts de migrants dans la Manche.

Vous trouverez le sommaire ainsi que les informations relatives à

l’ouvrage sur le site de l’éditeur :

https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gcoi=27246100735360

Voici la quatrième de couverture :

S’il est bien documenté que les régimes autoritaires légitiment souvent

l’exclusion, voire l’usage arbitraire de la force, par des appels au droit,

à l’ordre et à l’autorité, il semble plus provocateur d’imaginer que l’État

démocratique libéral recourt lui aussi au droit pour justifier, et parfois

dissimuler, la violence. Nourris par la pensée de Walter Benjamin et

s’inscrivant dans la tradition critique de l’École de Francfort, Shoshana

Fine et Thomas Lindemann ont enquêté pour comprendre comment le droit peut

être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer

à la violence. À partir, notamment, de l’analyse des discours officiels

français sur les migrants tentant de traverser la Manche ou sur

l’intervention militaire française en Libye de 2011, ils montrent que le

cadrage d’un événement à travers le prisme de la loi permet de le rendre

abstrait, de faire disparaître la complexité irréductible de l’expérience

vécue, de la réduire à une catégorie généralisable. C’est ainsi que la

guerre s’inscrit dans un ordre juridique nécessaire et qu’au nom du droit,

des noyades dans la Manche sont présentées comme la conséquence inexorable

de traversées non autorisées.

Bien à vous,

Shoshana Fine