Fwd: [Jungles] La Côte belge à présent touchée par la migration de transit [La Libre Belgique, 21.05.2026]

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-5-23 11:46

Les médias belges / la police belge / la belgique…

les mêmes rhétoriques, les satanées rengHaines

criminalisant les “migrant·es”, leurs passeurs, leurs nécessités, leurs …

#NeCroPolitique

———- Forwarded message ———

De : Maël Galisson

Extrait : *“Une fois l’embarcation en mer, il n’y a presque plus rien à

faire, a expliqué Nicholas Paelinck. Les passeurs vont jusqu’à jeter un

migrant par-dessus bord pour détourner l’attention de la police. Ils savent

que notre priorité est de sauver les vies humaines et que nous nous

arrêterons pour secourir la personne.”*

La police belge rivalise avec la police française pour inventer des

bobards…😑

https://www.lalibre.be/belgique/2026/05/20/comment-la-belgique-devient-le-point-de-depart-des-bateaux-de-migrants-vers-la-grande-bretagne-T6W24D4WQ5AF3GOCNBSHC3Y7KE/

La Libre Belgique - La Libre Belgique

Thursday, May 21, 2026

La Côte belge à présent touchée par la migration de transit

Vincent Rocour

*Depuis le début de l’année, les départs de bateaux-taxis transportant des

migrants en transit vers le Royaume-Uni se sont multipliés. Les forces de

l’ordre de Flandre occidentale demandent des moyens accus.*

Mardi après-midi, les responsables de la police tant locale que fédérale

ont décrit, devant la commission de l’Intérieur, un phénomène auquel ils

sont confrontés depuis peu et qui s’annonce en pleine croissance : la

migration de transit vers la Grande-Bretagne à partir de la Côte belge.

Leur réquisitoire avait la forme d’un cri d’alarme.

On le sait : le Royaume-Uni est considéré par de nombreux migrants comme

une destination de premier choix – et ce, pour toute une série de raisons

comme l’absence de carte d’identité, l’approche communautaire de la

diversité et un marché du travail au noir assez développé. À partir de

2015, des filières de mieux en mieux organisées se sont créées pour les y

acheminer.

Par camions, puis par petits bateaux

Les premières années, les migrants cherchaient à embarquer à bord des

navires qui assurent les traversées quotidiennes depuis les ports de

Calais, Dunkerque, Ostende ou Zeebruges vers la Grande-Bretagne. Ils

devaient, pour ce faire, monter clandestinement dans des camions lorsque

ceux-ci faisaient une halte sur les aires des autoroutes.

Aujourd’hui encore, certains migrants tentent d’atteindre l’Angleterre par

ce moyen. Mais leur nombre a fondu. La police de la route belge en arrêtait

environ 1 000 chaque année à la fin de la décennie précédente. Il y en a

désormais plus que 75 environ.

C’est que, à partir de 2019, les passeurs ont organisé un nouveau mode de

transport, plus rémunérateur probablement, certainement pas moins

dangereux, mais plus porteur : la traversée vers le Royaume-Uni en petits

bateaux.

Des camps de fortune se sont ainsi formés à partir de 2019 sur la côte

française à l’endroit où la Manche est la plus étroite. Ils y sont

toujours, malgré de nombreuses tentatives de démantèlement. D’après

Nicholas Paelinck, chef de la zone de police de la côte ouest (La Panne,

Coxyde et Nieuport), il y a aujourd’hui 950 tentes à Calais et 1 290 à

Grande-Synthe près de Dunkerque. “Et 5 000 personnes attendent les jours

meilleurs dans des camps autour de Paris pour traverser la Manche” , a

ajouté le policier.

Il s’agit majoritairement d’Érythréens, d’Irakiens, d’Iraniens et de

Soudanais dont le seul objectif est l’Angleterre. Et rien que l’Angleterre.

“Quand nous en interceptons, a confié le chef de corps, nous leur disons

qu’ils ont le droit déposer une demande d’asile en Belgique. Nous leur

proposons même un trajet vers le Petit-Château à Bruxelles pour qu’ils

déposent leur demande. Mais cela ne les intéresse pas. Ces personnes n’ont

que la Grande-Bretagne comme objectif. Elles reçoivent un ordre de quitter

le territoire. Mais elles restent dans la région, pour retenter la

traversée. ”

Entre 60 et 100 personnes

Au fil des ans, les traversées sur les petits bateaux ont pris des

proportions importantes. Au début, les passeurs utilisaient de petits

bateaux de quatre places. Désormais, ils mettent à l’eau des embarcations

pouvant compter entre 60 et 100 migrants. Et ils ont multiplié les départs.

Selon les chiffres livrés mardi en commission, 164 bateaux étaient parvenus

à traverser la Manche en 2019. En 2024, ce nombre était passé à 686. Et

comme les embarcations peuvent accueillir plus de passagers, le nombre de

migrants qui ont pu rallier le Royaume-Uni n’a fait que grimper : 1 800 en

2019, 36 816 migrants en 2024, 41 472 migrants en 2025.

Avec son lot de drames humains. Les autorités ont recensé 89 décès – dont

78 par noyade – lié à ce trafic dans la Manche en 2024, 41 en 2025 et déjà

13 depuis le début de l’année 2026.

Le Royaume-Uni est bien décidé à endiguer les traversées vers son

territoire. Quitte à y mettre les moyens. En 2018, il a négocié avec la

France un accord – le traité de Sandhurst – visant à stoper cette migration

de transit. Cet accord a été reconduit une première fois en 2023 et vient

de l’être, en avril, une seconde fois pour une durée de trois ans. Le

Royaume-Uni met cette fois 766 millions d’euros sur la table pour aider à

la France dans sa lutte contre le phénomène.

Extension vers le nord

Notamment grâce à l’aide anglaise, la police française a renforcé la

surveillance des plages et des dunes autour de Calais et de Dunkerque. Ce

renforcement a cependant entraîné deux effets non désirés. D’une part, la

violence des passeurs et, parfois, des migrants eux-mêmes à l’encontre de

la police a augmenté. D’anciens militaires irakiens seraient parfois

utilisés pour escorter les embarcations sur les plages jusqu’à la mise à

l’eau.

D’autre part, les passeurs ont étendu la zone à partir de laquelle ils

organisent les départs. Autrefois, ils les concentraient dans une région

comprise entre Calais et Dunkerque. Des départs sont désormais observés,

plus au sud, jusqu’en baie de Somme, et plus au nord, en Belgique,

principalement dans les communes limitrophes de la France, comme La Panne

ou Middelkerke, mais aussi jusqu’à Knokke à l’autre bout de la Côte belge.

Selon les autorités, 33 canots ont quitté le littoral belge depuis janvier.

Pourquoi la Belgique ? Les plages y sont moins bien surveillées que de

l’autre côté de la frontière. Et il existe un réseau de transport en commun

dense entre le nord de la France et la Belgique, notamment un bus gratuit

entre Dunkerque et La Panne.

Les bateaux qui partent des côtes belges ne vont généralement pas

directement vers l’Angleterre. Ils n’ont à leur bord qu’une poignée de

migrants, de jeunes hommes pour la plupart, et passent d’abord en France où

les attendent, les pieds dans l’eau, d’autres migrants pour y embarquer en

vitesse.

Selon les policiers belges, les migrants paient 1 500 à 2000 euros pour

monter à bord de ces taxi-boats. À leurs risques et périls. S’ils ne

peuvent s’y accrocher, leur mise est perdue.

Du matériel nautique venu de Chine

Les policiers belges ont appris de leurs collègues français que pour

enrayer le phénomène, il faut s’attaquer en priorité au matériel nautique

utilisé pour les traversées avant d’être mis à l’eau. “Une fois

l’embarcation en mer, il n’y a presque plus rien à faire, a expliqué

Nicholas Paelinck. Les passeurs vont jusqu’à jeter un migrant par-dessus

bord pour détourner l’attention de la police. Ils savent que notre priorité

est de sauver les vies humaines et que nous nous arrêterons pour secourir

la personne.”

Selon les renseignements de la police, le matériel nautique – bateaux

gonflables, moteurs, gilets de sauvetage, etc. – viendrait principalement

de Chine via la Turquie et serait stocké en Allemagne avant d’être acheminé

vers la Côte belge.

Les forces de l’ordre multiplient les initiatives pour saisir ce matériel

avant d’être mis à l’eau. Elles scrutent les réseaux sociaux où les

passeurs distillent parfois des informations sur les traversées, elles

multiplient les rondes dans les dunes quand la météo devient plus favorable

à la navigation, etc. Mais elles craignent l’arrivée de l’été, période

propice aux traversées et durant laquelle el

https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/05/21/je-crains-laccident-il-y-aura-des-noyades-carl-decaluwe-le-gouverneur-de-flandre-occidentale-alerte-sur-les-migrants-en-transit-a-la-cote-K3GYEDX4EFCKFBCU2NUYNWHNNY/

La Libre (site web) - La Libre - Arts visuels

Thursday, May 21, 2026 - 06:36 UTC +02:00 677 words

*“Je crains l’accident. Il y aura des noyades” : Carl Decaluwé, le

gouverneur de Flandre-Occidentale, alerte sur les migrants en transit à la

côte*

*Carl Decaluwé (CD&V), gouverneur de la Flandre-Occidentale, se retrouve en

première ligne face à l’afflux de migrants en transit sur la côte belge. À

l’approche du week-end et avec le retour du beau temps, il redoute une

augmentation du nombre de tentatives de traversées de la Manche à bord de

canots pneumatiques, ce qui mettrait encore plus de pression sur les

services de police côtiers.*

Le gouverneur lance un appel pressant au gouvernement fédéral, qu’il incite

à agir sans délai. Pragmatique, ce responsable politique estime que les

moyens humains et matériels déployés en Belgique sont largement

insuffisants au regard des dispositifs français et britanniques.

*La situation sur le terrain prend des proportions inquiétantes. Selon la

police fédérale, 33 canots pneumatiques ont tenté la traversée depuis la

Belgique vers l’Angleterre cette année.*

Oui, le nombre de migrants en transit espérant gagner l’Angleterre en

passant par nos côtes a fortement augmenté depuis un an. L’an dernier, on

ne comptait qu’un seul bateau chargé de migrants. Entre-temps, la France a

durci sa politique migratoire, ce qui incite les passeurs – des criminels –

à passer par nos côtes pour organiser des traversées à bord de canots

pneumatiques.

Vous êtes inquiet?

Plus que jamais, je crains l’accident. Ces petits bateaux bondés risquent,

un jour, de chavirer ou de tomber en panne de moteur. Il y aura des

noyades… Nous ne pourrons pas venir en aide aux migrants en détresse. Notre

priorité absolue doit être d’empêcher ces personnes d’embarquer à bord de

ces canots.

*Ces derniers jours, 75 migrants ont été arrêtés par la police à Bredene,

Middelkerke et La Panne. Votre plan d’urgence a fonctionné comme prévu ?*

Oui, le plan mis en place par la Province a bien fonctionné et les

sans-papiers ont été arrêtés. On leur a ordonné de quitter le pays. Ce qui

n’empêche pas de nombreux bourgmestres de me dire qu’au final, tout ce que

nous faisons, ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau… car les migrants

en transit reviennent à chaque fois. Mais, si nous n’intervenons pas, nous

allons en attirer encore davantage. Le résultat sera qu’on aura des

structures d’accueil temporaires comparables à la “Jungle de Calais”.

*La police locale peine à arrêter les passeurs. Comment faire pour

neutraliser ces organisateurs de traversées clandestines?*

Plus que jamais, il faut anticiper et mettre en place un système de

monitoring performant capable de repérer leurs faits et gestes.

L’utilisation massive de drones me semble une évidence. La mise en place de

caméras de surveillance performantes est prioritaire. Nous avons également

besoin de caméras thermiques pour détecter des groupes qui traversent

discrètement la frontière de nuit. Celles-ci peuvent suivre des véhicules

ou des embarcations dans des zones peu surveillées. Il faut scanner les

dunes constamment. L’ensemble de ce dispositif ne coûterait pas plus que

dix mille euros par mois. Il devrait être géré par une antenne spéciale de

la police fédérale qui en assurerait la coordination.

*Que peut faire notre pays face à ce casse-tête que constitue la

problématique migratoire sur le littoral?*

La nomination, dans les meilleurs délais, d’un “gold commander”

(responsable de la stratégie générale, NdlR) s’impose. La désignation de

cette personne relève du ministre de l’Intérieur (Bernard Quintin, NdlR).

Or, les chefs de corps de la police fédérale ne sont, à ce stade, pas

enthousiastes à l’idée de nommer ce “commandant en chef” aux compétences

élargies. Car cette personne disposerait d’une autorité hiérarchique sur

les différents services de police, un fonctionnement qui, forcément, ne

fait pas l’unanimité.

Comment sortir de cette impasse, vous restez optimiste?

Pas vraiment. Les jours suivants s’annoncent ensoleillés et chauds. Les

passeurs inciteront les migrants à effectuer la traversée tant que la météo

le permet. Je crains le pire, car l’été est toujours une période d’activité

intense.

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