Les médias belges / la police belge / la belgique…
les mêmes rhétoriques, les satanées rengHaines
criminalisant les “migrant·es”, leurs passeurs, leurs nécessités, leurs …
#NeCroPolitique
———- Forwarded message ———
De : Maël Galisson
Extrait : *“Une fois l’embarcation en mer, il n’y a presque plus rien à
faire, a expliqué Nicholas Paelinck. Les passeurs vont jusqu’à jeter un
migrant par-dessus bord pour détourner l’attention de la police. Ils savent
que notre priorité est de sauver les vies humaines et que nous nous
arrêterons pour secourir la personne.”*
La police belge rivalise avec la police française pour inventer des
bobards…😑
La Libre Belgique - La Libre Belgique
Thursday, May 21, 2026
La Côte belge à présent touchée par la migration de transit
Vincent Rocour
*Depuis le début de l’année, les départs de bateaux-taxis transportant des
migrants en transit vers le Royaume-Uni se sont multipliés. Les forces de
l’ordre de Flandre occidentale demandent des moyens accus.*
Mardi après-midi, les responsables de la police tant locale que fédérale
ont décrit, devant la commission de l’Intérieur, un phénomène auquel ils
sont confrontés depuis peu et qui s’annonce en pleine croissance : la
migration de transit vers la Grande-Bretagne à partir de la Côte belge.
Leur réquisitoire avait la forme d’un cri d’alarme.
On le sait : le Royaume-Uni est considéré par de nombreux migrants comme
une destination de premier choix – et ce, pour toute une série de raisons
comme l’absence de carte d’identité, l’approche communautaire de la
diversité et un marché du travail au noir assez développé. À partir de
2015, des filières de mieux en mieux organisées se sont créées pour les y
acheminer.
Par camions, puis par petits bateaux
Les premières années, les migrants cherchaient à embarquer à bord des
navires qui assurent les traversées quotidiennes depuis les ports de
Calais, Dunkerque, Ostende ou Zeebruges vers la Grande-Bretagne. Ils
devaient, pour ce faire, monter clandestinement dans des camions lorsque
ceux-ci faisaient une halte sur les aires des autoroutes.
Aujourd’hui encore, certains migrants tentent d’atteindre l’Angleterre par
ce moyen. Mais leur nombre a fondu. La police de la route belge en arrêtait
environ 1 000 chaque année à la fin de la décennie précédente. Il y en a
désormais plus que 75 environ.
C’est que, à partir de 2019, les passeurs ont organisé un nouveau mode de
transport, plus rémunérateur probablement, certainement pas moins
dangereux, mais plus porteur : la traversée vers le Royaume-Uni en petits
bateaux.
Des camps de fortune se sont ainsi formés à partir de 2019 sur la côte
française à l’endroit où la Manche est la plus étroite. Ils y sont
toujours, malgré de nombreuses tentatives de démantèlement. D’après
Nicholas Paelinck, chef de la zone de police de la côte ouest (La Panne,
Coxyde et Nieuport), il y a aujourd’hui 950 tentes à Calais et 1 290 à
Grande-Synthe près de Dunkerque. “Et 5 000 personnes attendent les jours
meilleurs dans des camps autour de Paris pour traverser la Manche” , a
ajouté le policier.
Il s’agit majoritairement d’Érythréens, d’Irakiens, d’Iraniens et de
Soudanais dont le seul objectif est l’Angleterre. Et rien que l’Angleterre.
“Quand nous en interceptons, a confié le chef de corps, nous leur disons
qu’ils ont le droit déposer une demande d’asile en Belgique. Nous leur
proposons même un trajet vers le Petit-Château à Bruxelles pour qu’ils
déposent leur demande. Mais cela ne les intéresse pas. Ces personnes n’ont
que la Grande-Bretagne comme objectif. Elles reçoivent un ordre de quitter
le territoire. Mais elles restent dans la région, pour retenter la
traversée. ”
Entre 60 et 100 personnes
Au fil des ans, les traversées sur les petits bateaux ont pris des
proportions importantes. Au début, les passeurs utilisaient de petits
bateaux de quatre places. Désormais, ils mettent à l’eau des embarcations
pouvant compter entre 60 et 100 migrants. Et ils ont multiplié les départs.
Selon les chiffres livrés mardi en commission, 164 bateaux étaient parvenus
à traverser la Manche en 2019. En 2024, ce nombre était passé à 686. Et
comme les embarcations peuvent accueillir plus de passagers, le nombre de
migrants qui ont pu rallier le Royaume-Uni n’a fait que grimper : 1 800 en
2019, 36 816 migrants en 2024, 41 472 migrants en 2025.
Avec son lot de drames humains. Les autorités ont recensé 89 décès – dont
78 par noyade – lié à ce trafic dans la Manche en 2024, 41 en 2025 et déjà
13 depuis le début de l’année 2026.
Le Royaume-Uni est bien décidé à endiguer les traversées vers son
territoire. Quitte à y mettre les moyens. En 2018, il a négocié avec la
France un accord – le traité de Sandhurst – visant à stoper cette migration
de transit. Cet accord a été reconduit une première fois en 2023 et vient
de l’être, en avril, une seconde fois pour une durée de trois ans. Le
Royaume-Uni met cette fois 766 millions d’euros sur la table pour aider à
la France dans sa lutte contre le phénomène.
Extension vers le nord
Notamment grâce à l’aide anglaise, la police française a renforcé la
surveillance des plages et des dunes autour de Calais et de Dunkerque. Ce
renforcement a cependant entraîné deux effets non désirés. D’une part, la
violence des passeurs et, parfois, des migrants eux-mêmes à l’encontre de
la police a augmenté. D’anciens militaires irakiens seraient parfois
utilisés pour escorter les embarcations sur les plages jusqu’à la mise à
l’eau.
D’autre part, les passeurs ont étendu la zone à partir de laquelle ils
organisent les départs. Autrefois, ils les concentraient dans une région
comprise entre Calais et Dunkerque. Des départs sont désormais observés,
plus au sud, jusqu’en baie de Somme, et plus au nord, en Belgique,
principalement dans les communes limitrophes de la France, comme La Panne
ou Middelkerke, mais aussi jusqu’à Knokke à l’autre bout de la Côte belge.
Selon les autorités, 33 canots ont quitté le littoral belge depuis janvier.
Pourquoi la Belgique ? Les plages y sont moins bien surveillées que de
l’autre côté de la frontière. Et il existe un réseau de transport en commun
dense entre le nord de la France et la Belgique, notamment un bus gratuit
entre Dunkerque et La Panne.
Les bateaux qui partent des côtes belges ne vont généralement pas
directement vers l’Angleterre. Ils n’ont à leur bord qu’une poignée de
migrants, de jeunes hommes pour la plupart, et passent d’abord en France où
les attendent, les pieds dans l’eau, d’autres migrants pour y embarquer en
vitesse.
Selon les policiers belges, les migrants paient 1 500 à 2000 euros pour
monter à bord de ces taxi-boats. À leurs risques et périls. S’ils ne
peuvent s’y accrocher, leur mise est perdue.
Du matériel nautique venu de Chine
Les policiers belges ont appris de leurs collègues français que pour
enrayer le phénomène, il faut s’attaquer en priorité au matériel nautique
utilisé pour les traversées avant d’être mis à l’eau. “Une fois
l’embarcation en mer, il n’y a presque plus rien à faire, a expliqué
Nicholas Paelinck. Les passeurs vont jusqu’à jeter un migrant par-dessus
bord pour détourner l’attention de la police. Ils savent que notre priorité
est de sauver les vies humaines et que nous nous arrêterons pour secourir
la personne.”
Selon les renseignements de la police, le matériel nautique – bateaux
gonflables, moteurs, gilets de sauvetage, etc. – viendrait principalement
de Chine via la Turquie et serait stocké en Allemagne avant d’être acheminé
vers la Côte belge.
Les forces de l’ordre multiplient les initiatives pour saisir ce matériel
avant d’être mis à l’eau. Elles scrutent les réseaux sociaux où les
passeurs distillent parfois des informations sur les traversées, elles
multiplient les rondes dans les dunes quand la météo devient plus favorable
à la navigation, etc. Mais elles craignent l’arrivée de l’été, période
propice aux traversées et durant laquelle el
La Libre (site web) - La Libre - Arts visuels
Thursday, May 21, 2026 - 06:36 UTC +02:00 677 words
*“Je crains l’accident. Il y aura des noyades” : Carl Decaluwé, le
gouverneur de Flandre-Occidentale, alerte sur les migrants en transit à la
côte*
*Carl Decaluwé (CD&V), gouverneur de la Flandre-Occidentale, se retrouve en
première ligne face à l’afflux de migrants en transit sur la côte belge. À
l’approche du week-end et avec le retour du beau temps, il redoute une
augmentation du nombre de tentatives de traversées de la Manche à bord de
canots pneumatiques, ce qui mettrait encore plus de pression sur les
services de police côtiers.*
Le gouverneur lance un appel pressant au gouvernement fédéral, qu’il incite
à agir sans délai. Pragmatique, ce responsable politique estime que les
moyens humains et matériels déployés en Belgique sont largement
insuffisants au regard des dispositifs français et britanniques.
*La situation sur le terrain prend des proportions inquiétantes. Selon la
police fédérale, 33 canots pneumatiques ont tenté la traversée depuis la
Belgique vers l’Angleterre cette année.*
Oui, le nombre de migrants en transit espérant gagner l’Angleterre en
passant par nos côtes a fortement augmenté depuis un an. L’an dernier, on
ne comptait qu’un seul bateau chargé de migrants. Entre-temps, la France a
durci sa politique migratoire, ce qui incite les passeurs – des criminels –
à passer par nos côtes pour organiser des traversées à bord de canots
pneumatiques.
Vous êtes inquiet?
Plus que jamais, je crains l’accident. Ces petits bateaux bondés risquent,
un jour, de chavirer ou de tomber en panne de moteur. Il y aura des
noyades… Nous ne pourrons pas venir en aide aux migrants en détresse. Notre
priorité absolue doit être d’empêcher ces personnes d’embarquer à bord de
ces canots.
*Ces derniers jours, 75 migrants ont été arrêtés par la police à Bredene,
Middelkerke et La Panne. Votre plan d’urgence a fonctionné comme prévu ?*
Oui, le plan mis en place par la Province a bien fonctionné et les
sans-papiers ont été arrêtés. On leur a ordonné de quitter le pays. Ce qui
n’empêche pas de nombreux bourgmestres de me dire qu’au final, tout ce que
nous faisons, ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau… car les migrants
en transit reviennent à chaque fois. Mais, si nous n’intervenons pas, nous
allons en attirer encore davantage. Le résultat sera qu’on aura des
structures d’accueil temporaires comparables à la “Jungle de Calais”.
*La police locale peine à arrêter les passeurs. Comment faire pour
neutraliser ces organisateurs de traversées clandestines?*
Plus que jamais, il faut anticiper et mettre en place un système de
monitoring performant capable de repérer leurs faits et gestes.
L’utilisation massive de drones me semble une évidence. La mise en place de
caméras de surveillance performantes est prioritaire. Nous avons également
besoin de caméras thermiques pour détecter des groupes qui traversent
discrètement la frontière de nuit. Celles-ci peuvent suivre des véhicules
ou des embarcations dans des zones peu surveillées. Il faut scanner les
dunes constamment. L’ensemble de ce dispositif ne coûterait pas plus que
dix mille euros par mois. Il devrait être géré par une antenne spéciale de
la police fédérale qui en assurerait la coordination.
*Que peut faire notre pays face à ce casse-tête que constitue la
problématique migratoire sur le littoral?*
La nomination, dans les meilleurs délais, d’un “gold commander”
(responsable de la stratégie générale, NdlR) s’impose. La désignation de
cette personne relève du ministre de l’Intérieur (Bernard Quintin, NdlR).
Or, les chefs de corps de la police fédérale ne sont, à ce stade, pas
enthousiastes à l’idée de nommer ce “commandant en chef” aux compétences
élargies. Car cette personne disposerait d’une autorité hiérarchique sur
les différents services de police, un fonctionnement qui, forcément, ne
fait pas l’unanimité.
Comment sortir de cette impasse, vous restez optimiste?
Pas vraiment. Les jours suivants s’annoncent ensoleillés et chauds. Les
passeurs inciteront les migrants à effectuer la traversée tant que la météo
le permet. Je crains le pire, car l’été est toujours une période d’activité
intense.
____________________________________________