Fwd: [Jungles] Hardelot : « ne pas rester silencieux », hommage aux deux jeunes exilées mortes dans la Manche lors d’une traversée [Nord littoral, 9.05.2026]

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2026-5-10 09:46

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De : Maël Galisson

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Nord Littoral (site web)

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A la une, samedi 9 mai 2026 491 words

mortes dans la Manche lors d’une traversée *

cinquantaine de personnes se sont réunies à Hardelot pour leur rendre

hommage. *

Lucas Saleur

« On a décidé de ne pas rester silencieux. » Ce samedi 9 mai, un cortège

d’une cinquantaine de personnes s’est rassemblé pour rendre hommage aux

deux jeunes migrantes, âgées de 16 et 25 ans, décédées, dans la nuit du

samedi 2 au dimanche 3 mai, lors d’une tentative de traversée de la Manche,

au large d’Hardelot.

*« Ce sont les 537e et 538e personnes mortes parce que les politiques

migratoires et le contrôle des frontières empêchent leur passage vers

l’Angleterre. C’est plus qu’un drame »*, explique Laurent Prum, militant

pour les droits des exilés. Au sol, une longue banderole énumère les noms

des personnes décédées sur le littoral ces dernières années. *« Les

familles ne sont pas encore au courant. L’une des jeunes femmes était

étudiante à l’université, très érudite, mais ses papiers n’arrivaient pas.

À Calais, elle aidait aussi les autres exilés » *, raconte Laurent Prum.

« Pleurer les morts ne suffit pas, luttons pour un accueil solidaire »

Pour les personnes présentes, ce rassemblement était essentiel afin de ne

pas laisser ces victimes sombrer dans l’anonymat. Car derrière l’image

d’une plage synonyme de détente et de loisirs, se cachent aussi des drames

humains répétés. Avec l’arrivée des beaux jours, les associations et

collectifs, comme Opal Exil, s’attendent à une intensification des

traversées et poursuivent leur mobilisation auprès des exilés. Mais le

sentiment d’impuissance demeure. *« Il ne faut pas s’habituer. Nous pensons

que le problème ne peut pas se résoudre ici uniquement. Dans ces

moments-là, nous essayons d’être le plus présents possible, notamment en

ouvrant des salles d’accueil. Mais on se demande jusqu’à quand cela va

continuer »*, confient Martine Boulongne et Françoise Hennequart-Frère,

adjointes au maire.

Après une longue minute de silence devant des banderoles portant les

messages « Pleurer les morts ne suffit pas, luttons pour un accueil

solidaire » et « Un gilet donné, une vie sauvée », les participants se sont

rendus sur la plage pour jeter des fleurs dans la mer.