Fwd: [Jungles] Cinq migrants découverts dans un camion à Renault Sandouville [Paris-Normandie, 8.05.2026]

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2026-5-9 14:24

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De : Maël Galisson

https://www.paris-normandie.fr/id716117/article/2026-05-07/pres-du-havre-quatre-migrants-decouverts-dans-un-poids-lourd-sur-un-site

Paris-Normandie

Le Havre Fécamp

PAGES LOCALES, vendredi 8 mai 2026

Cinq migrants découverts dans un camion à Renault Sandouville

Romain Huynh

*Sandouville. Cinq personnes migrantes ont été découvertes jeudi 7 mai dans

un camion sur le site de l’usine Renault. Trois autres personnes ont pris

la fuite. Les gendarmes ont mené des contrôles tandis que les salariés et

la direction de l’usine leur ont porté assistance.*

La journée venait de commencer sur le site de Sandouville quand cinq

personnes migrantes ont été retrouvées à l’arrière d’un camion sur le site

de Renault Sandouville, jeudi 7 mai 2026.

Un drame pour les migrants, un risque pour les salariés

Selon les informations du Havre Paris Normandie, le camion se trouvait dans

une zone de déchargement, à l’intérieur de l’usine, lorsque la remorque a

été ouverte par un employé de Renault, révélant la présence de cinq

personnes : quatre hommes et une femme. Trois d’entre elles sont de

nationalité irakienne, les deux autres sont de nationalité iranienne. Tous

les cinq seraient montés dans la remorque de ce camion en Espagne, alors

que le chauffeur y effectuait une escale après être parti de Turquie. Leur

objectif final serait le Royaume-Uni.

« Les cinq personnes ont été emmenées à l’infirmerie par les pompiers de

l’usine, où on leur a fait un bilan médical, indique Fabien Gloaguen,

représentant syndical Force ouvrière de Renault Sandouville et délégué

syndical central adjoint FO Renault SAS. Elles ont pu prendre une douche,

la direction leur a donné de quoi se restaurer. » D’après Fabien Gloaguen,

les gendarmes ont également ouvert plusieurs camions pour s’assurer que

d’autres personnes n’étaient pas cachées dans les remorques.

Le syndicaliste ajoute que « ce n’est pas la première fois que ça arrive.

Malheureusement, je dirais, on sait très bien prendre en charge ces

situations. Cela faisait environ trois ans que ça ne s’était pas produit

ici, mais à une époque, c’était environ une fois par an. C’est évidemment

très triste pour ces personnes, on parle d’un véritable drame humain. Pour

en arriver là, il faut vraiment être au bout du bout… »

En sa qualité de représentant syndical, Fabien Gloaguen souligne par

ailleurs les répercussions que ce type de situation peut avoir sur les

salariés de Renault. « Ce n’est pas sans risque pour nos collègues

logisticiens. Ils ouvrent le camion et se trouvent face à des gens qui ne

savent pas où ils sont, qui ignorent où le camion s’est arrêté. Ces

personnes sont désorientées… Jusqu’alors il n’y a jamais eu de heurts, mais

il peut y avoir de la peur de part et d’autre, on ne sait pas comment les

uns et les autres peuvent réagir. » Face à de telles situations, le

syndicaliste demande à la direction de Renault la mise en place d’un

dispositif d’écoute pour les salariés concernés, ainsi que pour « le

service médical qui prend en charge les personnes. Psychologiquement, ça

peut être très lourd », conclut-il.

Plusieurs interpellations en une semaine

Contactée par Le Havre Paris Normandie, la compagnie de gendarmerie du

Havre confirme que des militaires ont été déployés sur le site de Renault

Sandouville en début de matinée. Selon Soizic Guillaume, procureure de la

République du Havre, « s’agissant de personnes en situation irrégulière,

elles ont été placées en retenue administrative ». Quant à leur éventuel

placement en centre de rétention administrative (CRA), « la décision (…)

appartient au préfet », précise le parquet.

Si la découverte de migrants est plus rare dans la région du Havre que dans

le Nord, ce n’est pas la première fois que des personnes qui cherchent à

traverser la Manche clandestinement sont interpellées.

Lundi 4 mai 2026, le tribunal correctionnel du Havre jugeait un homme de 23

ans et une femme de 21 ans, poursuivis pour « l’aide à l’entrée, à la

circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire d’un

État partie au protocole contre le trafic de migrants ». Mais aussi pour «

participation à une association de malfaiteurs ». Le 30 avril 2026, le duo

s’était fait arrêter par les douanes au Havre alors qu’il allait prendre le

ferry, direction l’Angleterre. Dans leur véhicule, un jeune mineur

vietnamien était caché, contorsionné dans un sac posé sur la banquette

arrière.

« Il s’avère que jusqu’à présent, le ressort du Havre était moins concerné

que ses voisins dieppois et rouennais. La situation semble évoluer sur ce

point », convient la procureure qui ajoute : « Toutefois, sur le plan

départemental, je ne pense pas que l’on puisse parler d’une particulière

recrudescence. »