Bientôt près de chez “nous”…
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De : Maël Galisson
Calais comme modèle d’aménagement urbain…😑
Courrier picard
Picardie Maritime
PAGES LOCALES, jeudi 7 mai 2026
Un kilomètre de barrières va être installé pour sécuriser la gare
*Abbeville. Quatre jours après la prise en charge de près de 150 migrants
en gare d’Abbeville, une réunion a rassemblé la Ville, les services de
l’État et la SNCF. Le réseau ferroviaire va devoir agir très vite pour
sécuriser la gare abbevilloise.*
La question migratoire ne touche pas que la côte picarde dans la Somme. À
Abbeville, vendredi dernier, près de 150 migrants se sont regroupés près de
la gare. Parmi eux, « beaucoup de femmes et d’enfants, d’origine
iranienne, afghane et érythréenne », d’après le maire d’Abbeville, Angelo
Tonolli.
Ces personnes venaient principalement de Paris et de Calais. Un passeur
leur aurait donné rendez-vous en gare d’Abbeville avant de les rediriger
vers un point de départ sur la côte picarde.
Ces mêmes exilés ont été retrouvés le lendemain à Ault, et le passeur en
question a été interpellé.
Une gare trop peu sécurisée
Ce mardi 5 mai, les services de l’État, la SNCF et la ville d’Abbeville
étaient réunis à la gare d’Abbeville pour comprendre les causes de ce
rassemblement massif. « Tout l’enjeu, c’est d’identifier les passeurs et
de les arrêter, rien de plus », enchaîne le maire d’Abbeville.
Parmi les points qui ont été abordés lors de ce rendez-vous tripartite, la
sécurisation de la gare d’Abbeville. Le site, entièrement propriété de la
SNCF, est composé notamment de 30 hectares boisés, pas vraiment utilisés
par le réseau ferroviaire français. « Pour ces personnes, c’est un endroit
stratégique. Ils sont planqués, et ils ont un accès routier par la route de
Rouen pour que le passeur les embarque », déplore Angelo Tonolli. Et le
maire d’Abbeville enchaîne: « Le site n’est pas assez sécurisé. Il peut
permettre l’installation temporaire de migrants. »
Le maire choqué par les propos haineux
Pour cela, l’État, par les voix du sous-préfet, Laurent Guillemot, et de la
directrice de cabinet du préfet de la Somme, a demandé à la SNCF de prendre
les devants. Sous quinze jours, un kilomètre de barrières va être installé,
moyennant 300 000 euros d’investissement, entièrement à la charge de la
SNCF. La végétation qui peut servir d’abri devra également être nettoyée.
L’État a également mis sur la table un potentiel renforcement de la
vidéosurveillance aux abords de la gare d’Abbeville. « J’ai été rassuré
par le discours de l’État, qui ne nous laisse pas tout seul, loin de là »,
a apprécié le maire d’Abbeville. Ce dernier condamne également les nombreux
propos haineux qui ont pu être tenus sur les réseaux sociaux au moment de
la parution des différents articles relayant ce fait divers. « Le racisme
n’est pas une opinion, c’est un délit », rappelle le maire.