Fwd: [Jungles] Knokke, Blankenberge, Le Coq: pourquoi les passeurs de migrants s’implantent sur la côte belge [Le Vif, 12.04.2026]

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-4-14 20:39

Voilà comment l’exercice de criminalisation des médias complisses fonctionne

(Vite fait)

Nommer les “passeurs” systématiquement comme trafiquants

Solutionner l’affaire des passages par la répression et l’appel à la

délation

Déterminer une forme d inconscience si les personnes tentent leur traversée

sans gilet… sans nommer les circonstances qui les poussent à agir dans la

torpeur

Également en termes d’avis récoltés, les “autorités” paraîtront sur le coup

de par la quantité de citations “en quête d’efficacité” face à qqs phrases

souvent coupées de personnes d’organisations solidaires

On remarquera la normalisation de la collaboration entre la police et

l’agence frontex

Et aucunement les causes directes et indirectes de ces mises en danger

seront évincées…

Ah ça…

———- Forwarded message ———

De : Maël Galisson

Date: mar. 14 avr. 2026

https://www.levif.be/belgique/justice/knokke-blankenberge-le-coq-pourquoi-les-passeurs-de-migrants-simplantent-sur-la-cote-belge/

Le Vif. (site web) - Le Vif

Sunday, April 12, 2026

*Knokke, Blankenberge, Le Coq: pourquoi les passeurs

de migrants s’implantent sur la côte belge *

*Depuis janvier 2026, 17 départs ont été recensés depuis le littoral belge

jusqu’au Royaume-Uni. Les réseaux de passeurs se déplacent et remontent la

côte, jusqu’à Knokke, plus au nord. Le politique prône un renforcement des

contrôles, là où les associations demandent la sécurisation des routes de

transit. *

Le 8 avril, *une vingtaine de migrants en détresse ont été secourus au

large du Coq *, ville côtière au nord du littoral belge. “Un drame a été

évité. Leur canot pneumatique était à la dérive, moteur en panne. Ils ont

été secourus par des sauveteurs. Ils ne portaient pas de gilet de

sauvetage. Ça peut s’avérer mortel de traverser la Manche. *Ces situations

sont de plus en plus fréquentes à la côte* “, confie An Berger,

porte-parole de la police fédérale.

Quelques jours plus tôt, un bateau vide de 8,5 mètres de long, équipé d’un

moteur et pourvu de six jerricans remplis d’essence, a été retrouvé sur la

plage de Blankenberge. Le 8 avril, 28

https://www.bing.com/search?pglt=163&q=Le+8+avril%2C+28+migrants+sur+le+d%C3%A9part+attendaient+dans+les+dunes+du+Zwin&cvid=ebe7a92e317642b095f7977a6c860019&gs_lcrp=EgRlZGdlKgYIABBFGDkyBggAEEUYOTIGCAEQRRhAMgYIAhBFGEAyCAgDEOkHGPxVMgcIBBDrBxhA0gEHMjE1ajBqMagCALACAA&FORM=ANNAB1&PC=U531

migrants sur le départ attendaient dans les dunes du Zwin

https://www.bing.com/search?pglt=163&q=Le+8+avril%2C+28+migrants+sur+le+d%C3%A9part+attendaient+dans+les+dunes+du+Zwin&cvid=ebe7a92e317642b095f7977a6c860019&gs_lcrp=EgRlZGdlKgYIABBFGDkyBggAEEUYOTIGCAEQRRhAMgYIAhBFGEAyCAgDEOkHGPxVMgcIBBDrBxhA0gEHMjE1ajBqMagCALACAA&FORM=ANNAB1&PC=U531

, à Knokke, avec un bateau plié, un moteur et plusieurs gilets de

sauvetage.

Au total, depuis janvier, *17 départs ont déjà été recensés au littoral

belge*. En 2021, on en comptait au maximum deux par an. En quelques mois,

les small boats sont apparus à La Panne, Coxyde, Nieuwpoort et Middelkerke,

avant d’être signalés plus haut sur la côte.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), questionné à ce sujet,

promeut une logique de fermeture de ces “nouvelles routes” vers le

Royaume-Uni et de renforcement des contrôles: “ *Notre objectif est de

stopper toutes les tentatives de traversée de la *Manche . A la suite des

événements récents, une attention particulière est accordée à la chaîne

d’approvisionnement de small boats sur la côte belge.”

Steve Smith, président de l’association d’aide aux réfugiés Care4Calais

https://www.bing.com/search?pglt=163&q=Care4Calais&cvid=c076490a44c148768c32124610413814&gs_lcrp=EgRlZGdlKgYIABBFGDkyBggAEEUYOTIGCAEQABhAMgYIAhAAGEAyBggDEAAYQDIGCAQQABhAMgYIBRAAGEAyBggGEAAYQDIGCAcQABhAMgYICBAAGEAyCAgJEOkHGPxV0gEHMjYyajBqMagCALACAA&FORM=ANNAB1&PC=U531

, dénonce “une politique répressive qui ne respecte pas les droits humains.

Si les gouvernements voulaient vraiment sauver des vies en mettant fin aux

traversées périlleuses de la Manche, ils créeraient immédiatement des voies

sûres pour permettre les demandes d’asile au Royaume-Uni. Le fait de ne pas

le faire est un choix politique qui a des conséquences bien réelles. Il

faut lutter contre les passeurs, pas contre les personnes en transit.

*J’appelle

les gouvernements concernés à ne pas se tromper de cible.* La Belgique ne

doit pas commettre les mêmes erreurs que ses voisins. C’est la répression

qui entraîne la mort de ces gens, ou qui met leur vie en danger. *Aucune

politique ne peut stopper complètement la volonté de personnes en détresse

d’accéder à un avenir meilleur, à vouloir se sentir en sécurité.*”

Pourquoi le nord?

Les routes de transit pour le Royaume-Uni se déplacent de plus en plus au

nord de la côte. Ce qui ne signifie pas que ces communes seraient devenues

les points de départ les plus logiques vers la Grande-Bretagne, mais cela

montre plutôt un glissement qui suit les renforcements des contrôles. Les

réseaux de passeurs s’adaptent. Sur la côte française, les patrouilles se

sont renforcées. Sur la côte ouest belge aussi, les services de police ont

multiplié les opérations depuis le début de l’année. Les passeurs cherchent

donc d’autres plages, d’autres dunes, d’autres accès à la mer. Quitte à

rendre la traversée plus longue, plus risquée, plus chère aussi. “Environ

2.000 euros

https://www.reuters.com/world/some-smugglers-shift-belgium-france-move-migrants-into-uk-2026-04-08/”,

selon les associations d’aide sur place. Soit près du double qu’à Calais.

“Plus les prix sont élevés, plus il est impossible pour les migrants de

payer, et plus ils tentent leur chance sur des embarcations rudimentaires.

Or, ce sont des traversées excessivement dangereuses”, constate Mehdi

Kassou, porte-parole de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Steve Desmet, chef de corps de la police Damme-Knokke-Heist, résume ce

mécanisme en disant qu’” *il est extrêmement facile de déplacer le problème

un peu plus loin*. Les signaux sont assez nouveaux à Knokke-Heist, mais le

phénomène existait déjà ailleurs sur le littoral avant d’atteindre

l’extrême nord-est de la côte. Ce n’est pas un déplacement brusque et

soudain vers Knokke. Il s’est étendu, étape par étape, à mesure que les

points de départ les plus surveillés devenaient plus risqués pour les

réseaux.”

Les services de police et Frontex décrivent aussi une autre méthode, celle

des taxi boats. Le bateau ne part pas toujours avec l’ensemble des

passagers depuis une seule plage. Il peut être mis à l’eau dans une zone

discrète avec un petit groupe, longer ensuite la côte pour récupérer

d’autres personnes à plusieurs endroits, puis prendre la direction du

Royaume-Uni.

Le gouverneur de Flandre-Occidentale, Carl Decaluwé (CD&V), rappelait

dans la presse flamande cette semaine que “le littoral compte environ 400

possibilités de traversée. Des centaines d’endroits où un bateau peut être

amené, gonflé, chargé, puis poussé vers la mer. Les réseaux ne se

contentent pas d’y faire passer des personnes. *Ils y acheminent aussi du

matériel*.”

Renforcement de la coopération UK-BE

Le 12 mars, une opération policière menée à La Panne a réuni les autorités

belges et britanniques. *Bernard Quintin, Anneleen Van Bossuyt (N-VA) et le

ministre britannique de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex

Norris *, étaient présents. Londres et Bruxelles veulent accélérer

l’échange d’informations et resserrer la coopération opérationnelle contre

les filières de passeurs.

Le Royaume-Uni considère la Belgique comme un partenaire important dans

ce dossier, confirme Bernard Quintin. “Les autorités administratives et

judiciaires concernées échangent des informations quotidiennement, tant

avec la police française qu’avec la police britannique. Il a été convenu

avec les autorités britanniques qu’elles transmettraient les informations

pertinentes concernant les migrants ayant atteint le Royaume-Uni avec les

petites embarcations parties de la côte belge. *Les services de police

locaux sont invités à coopérer avec la France et le Royaume-Uni dans le

cadre légal*.”

Sur le terrain, les zones de police de la côte ouest ont obtenu la

possibilité de mener des contrôles systématiques pour repérer les personnes

qui transportent des migrants, convoient du matériel ou préparent les

départs. Le parquet de Flandre-Occidentale a aussi demandé une présence

policière plus visible sur les routes, dans les dunes et sur les plages.

Carl Decaluwé réclame, de son côté, “ *davantage de caméras, un centre de

traitement spécialisé et des moyens nautiques capables d’intervenir

rapidement à faible profondeur*.”

La priorité et les demandes du gouverneur de Flandre-Occidentale sont

vivement critiquées par plusieurs associations d’aide aux migrants, qui

s’étonnent qu’ *aucun matériel réclamé ne soit destiné au sauvetage de ceux

qui seraient tombés à l’eau*.

La police fédérale, elle, insiste sur le rôle des habitants. Elle demande

de signaler les véhicules lourdement chargés, les moteurs abandonnés dans

les dunes, les jerricans cachés près de la plage ou les groupes se

dirigeant de nuit vers la mer. A Knokke, après la découverte de

28 migrants dans les dunes du Zwin, *la police locale a rappelé que “les

citoyens sont devenus nos yeux et nos oreilles*.”