GARE DU MIDI : FRONTEX, FUTUR AGENT DE « NETTOYAGE »

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-3-13 11:47

GARE DU MIDI : FRONTEX, FUTUR AGENT DE « NETTOYAGE »

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https://ieb.be/+-Saint-Gilles-+, Police

https://ieb.be/+-Police-+, Dynamiques

sociales https://ieb.be/+-Dynamiques-sociales-+

https://ieb.be/Un-stade-au-Bempt-505.

La gare du Midi fait régulièrement couler de l’encre sur l’ « insécurité »

dont elle serait la scène. Accusé·es d’en être la cause, les sans-chez-soi

qui fréquentent la gare en paient systématiquement les frais, à coup

d’« opérations nettoyage » organisées par les autorités. Et bientôt, une

nouvelle agence « Frontex » y deviendra un autre acteur de contrôle…

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© Denis Glauden https://www.instagram.com/den.glauden/- 2026

Le 2 mai 2024, on apprenait le vote de la loi Frontex au Parlement fédéral.

À la suite de l’adoption d’un arrêté d’exécution, cette loi permet

l’arrivée, dans un futur proche, de cent agents de Frontex au total sur le

territoire belge. Frontex est une agence de l’Union européenne créée en

2004 afin d’empêcher les entrées migratoires illégales sur le territoire

européen. Les futurs agents auront donc pour mission de renforcer la lutte

contre les migrations illégales aux frontières extra-européennes (dites

« Schengen ») de la Belgique. Ceci passe, d’une part, par l’encadrement des

déportations de personnes sans titre de séjour valide, mais aussi par la

« surveillance » des frontières, mission dont les contours restent toujours

flous à ce jour.

Quel lien avec la répression du sans-abrisme à la gare du Midi ? Considérée

comme possédant une frontière internationale au niveau du départ de

l’Eurostar, la Gare de Bruxelles-Midi est l’un des lieux concernés par

l’arrivée de Frontex en Belgique. Cependant, l’espace au sein duquel les

agents Frontex vont pouvoir exercer leurs fonctions ne se réduit pas au

terminal Eurostar. En effet, l’arrêté d’application prévoit qu’ils pourront

agir au sein de toute partie de l’infrastructure de la gare qui soit «

*nécessaire

à l’exécution de leurs tâches* ». Or la Gare du Midi est un lieu de

fréquentation important pour les personnes sans-chez-soi et sans papiers.

Ainsi, à la veille de l’arrivée de Frontex, il paraît pertinent de

s’intéresser au contexte local dans lequel ces futurs agents vont pouvoir

agir, et sous quelles conditions.

Sans-chez-soi et sans-papiers

En 2024, sur près de 10 000 personnes vivant sans chez-soi stable, environ

1 000 dorment à la rue, selon le dénombrement bruxellois de Bruss’help.

Parmi ces 1 000 personnes, 68 « logent » dans la zone de la gare du Midi.

Le quartier de la gare reste l’un des plus fréquentés par les personnes

dormant dehors, relativement aux autres quartiers [1

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]. Bien que leur part au sein des personnes sans-chez-soi soit pour le

moment très difficile à déterminer, il est probable que les personnes sans

titre de séjour (ou sans-papiers) soient surreprésenté·es parmi les

personnes sans-chez-soi. Au sein de Bruxelles, le nombre de personnes sans

papiers est estimé à 52 000, et un calcul au sein de trois structures

d’accueil d’urgence, en janvier 2023, permettait de mettre en lumière que

54 % du total des bénéficiaires ce jour-là ne possédaient pas de titre de

séjour valide [2

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-2

]. Parmi ces personnes, on suppose qu’une partie n’est que de passage, dans

la perspective de se rendre ailleurs – éventuellement de rejoindre le

Royaume-Uni – quand d’autres sont en attente de régularisation en Belgique,

et sont là parfois depuis des décennies. Sans enquête qualitative

conséquente, il est difficile d’appréhender exhaustivement les différents

profils qui composent la population de personnes sans papiers autour de la

gare ainsi que leur part respective. Dans tous les cas, la situation

administrative de ces personnes entrave largement leur accès aux droits

sociaux de base, en particulier l’accès à un logement, à un revenu stable

et aux soins de santé [3

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-3

]. Par ailleurs, selon leur date d’arrivée, leur capacité de débrouille est

limitée relativement à une personne ayant grandi en Belgique. Parmi les

facteurs qui peuvent restreindre leur possibilité de survie dans la ville,

nous retenons entre autres : leur compréhension de la langue, leur accès à

des réseaux ou cercles sociaux, mais aussi leur connaissance du territoire

et de la géographie des ressources disponibles. Tout ceci sans mentionner

le risque encouru d’être arrêté·e lors d’un contrôle et placé·e en centre

fermé [4

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-4

], voire déporté·e dans son pays d’origine. Et ce, dans un contexte où il

est reconnu que l’institution policière belge est gangrénée par le racisme [

5

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-5

], qu’elle pratique du profilage ethnique [6

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-6

] et qu’elle est de plus en plus accusée de violences à l’égard des

personnes d’origine étrangère [7

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-7

].

La gare : un refuge

Espaces couverts qui brassent des milliers de passager·es chaque jour, les

gares sont autant des lieux de repos et de préservation de l’anonymat que

de rencontres et de rémunération pour celles et ceux qui y font la manche.

La gare est aussi une porte d’entrée et/ou de départ pour des personnes en

situation de transit et peut, par ailleurs, être un lieu d’embauche pour du

travail au noir [8

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-8

]. Pour ces raisons, les gares sont des lieux qui permettent la rencontre

entre personnes sans chez-soi et peuvent devenir des espaces centraux de

sociabilité. Ceci participe à expliquer que de nombreux services de soutien

aux personnes sans-chez-soi se situent à proximité des gares (et renforce

leur occupation). Ces constats nous amènent à penser les gares comme des

centralités de débrouille pour les personnes sans-chez-soi, au même titre

que certains quartiers, étant lieux de ressources pour les personnes

précarisées, sont qualifiés de centralités populaires [9

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-9

].

Cette fonction-refuge n’est pourtant pas considérée comme compatible avec

la recherche de rayonnement qui caractérise les logiques de revalorisation

des espaces urbains. En effet, dans le cadre de la mise en compétition

internationale des villes et de leur course à l’attractivité, les gares et

leurs alentours n’échappent pas à ces politiques urbaines. Premiers lieux

d’entrée dans la ville pour les visiteur·ices externes, les gares

internationales, en particulier, sont au centre de l’attention des

promoteurs et politiques urbanistes, et ce, depuis la revalorisation du

chemin de fer issue de l’arrivée du TGV dans les années 1980 [10

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-10

]. Ainsi, Damon notait déjà en 1996 que les acteur·ices politiques et

économiques qui entourent les gares françaises naviguent depuis les années

1980 entre « potence et pitié » : entre répression et mise en place de

systèmes de solidarité au sein des infrastructures de transport [11

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-11

].

Le tout répressif

L’accord gouvernemental Arizona marque très explicitement son ambition de

renforcer la répression au sein des gares : « *En collaboration avec le

ministre de la Sécurité et les autorités locales, nous renforçons la

sécurité dans et autour des gares ainsi que dans les transports publics. À

cette fin, nous élaborons un plan d’action pour évaluer et combattre la

criminalité, les délits et le sans-abrisme dans et autour des gares, en

consultation avec toutes les autorités et tous les acteurs concernés. Nous

renforçons des effectifs de sécurité* [12

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-12

]. » Présentée comme « *la porte d’entrée de la capitale de l’Europe et des

institutions internationales* » (p. 136), la gare du Midi s’y voit

d’ailleurs accorder une attention particulière, ce qui n’est pas sans

rappeler les ambitions politiques de revalorisation de l’espace.

De fait, bien qu’une tolérance persiste vis-à-vis de la présence des

personnes sans-chez-soi, c’est le volet répressif qui semble l’emporter

depuis plusieurs années à la gare du Midi face à l’accroissement de leur

nombre. Ainsi, il arrive de plus en plus fréquemment que la police fédérale

soit appelée à contrôler plusieurs heures durant les personnes qui lui

paraissent suspectes au sein et aux alentours de la gare. Ces opérations

sont qualifiées par les autorités d’« opération coup de poing », ou, plus

cyniquement encore d’opérations « de nettoyage ». Dans ce cadre peuvent

avoir lieu des arrestations, qui mènent des personnes non régularisées à

l’enfermement en centre fermé. L’opération du 8 avril 2025 en est un

exemple : quelques jours plus tôt, un message tourne entre des acteur·ices

de terrain, prévenant qu’une opération policière fédérale initiée par la

commune de Saint-Gilles va avoir lieu au sein des stations de (pré-)métro

de ladite commune, visant spécifiquement les personnes sans-chez-soi et

sans titre de séjour. Malgré la diffusion préventive de l’information, une

semaine plus tard, on apprend l’incarcération de huit personnes ce jour-là

et la déportation vers le Maroc d’au moins deux d’entre elles. C’est dans

ce contexte que vont débarquer les agents de Frontex.

C’est quoi Frontex ?

Frontex (aussi nommée Agence européenne de garde-frontières et de

garde-côtes), a pour mission-clé la « *gestion des frontières [européennes]

et des opérations de retour* » [13

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-13

]. Fondée en 2004, l’agence a depuis vu ses budgets multipliés par 140,

passant de 6,3 millions en 2005 à 845 millions d’euros en 2023 [14

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-14

], et son nombre d’employé·es de 300, en 2015, à plus de 2 500, en 2024 [15

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-15

]. Ainsi, c’est aujourd’hui l’agence européenne la plus soutenue

financièrement et elle dispose de plus en plus d’autonomie dans ses

missions. Frontex est présente depuis des années aux points de passage

importants d’entrée sur le territoire européen par les personnes en

situation de migration (Grèce, Italie, Pologne…), et cela fait un moment

que sa réputation la précède au sein des réseaux associatifs

internationaux. Ainsi, depuis 2019, les accusations d’entrave aux droits

humains se multiplient contre l’agence : séparation de mères et de leurs

enfants en Grèce, indifférence face à l’enfermement de personnes dans des

cages à la frontière turque, collaboration avec les garde-côtes libyens,

refoulements illégaux menant notamment au décès de 600 personnes en mer

Égée en 2023… Ces accusations ont mené à la démission de l’ancien directeur

de l’agence en 2022 [16

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-16

]. Malgré cela, les parlementaires belges ont voté le 2 mai 2024 pour la

venue d’agents de Frontex sur le territoire belge. De fait, la

réglementation européenne permet que n’importe lequel de ses pays membres

puisse faire appel à Frontex afin de renforcer ses propres frontières

internationales (extra-européennes).

Pratiquement parlant, la loi prévoit que cent agents au maximum pourront

être déployés sur le territoire dont les lieux précis sont définis par

l’arrêté [17

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-17

]. La géographie du déploiement ainsi que les effectifs seront l’objet d’un

examen annuel et d’une revalidation bisannuelle. En plus de faciliter

l’encadrement des retours forcés, les compétences qui seront attribuées aux

agents dans le cadre de leur mission de surveillance de la frontière sont

les mêmes que celles attribuées aux fonctionnaires de police en termes

d’accès aux bases de données personnelles, d’utilisation d’armes à feu et

de capacité d’incarcération.

De nombreuses questions restent irrésolues à la lecture de la loi et de son

arrêté. En particulier : celle de l’étendue du territoire au sein duquel

les agents pourront agir, ainsi que celle des compétences qui leur sont

attribuées, qui demeurent partiellement définies. En pratique, qu’est-ce

que cela implique de participer au « contrôle de la frontière » tout en

ayant le droit d’utiliser une arme à feu et d’incarcérer en cas de besoin ?

Dès lors que les agents ont le droit d’accéder à n’importe quelle partie de

l’infrastructure de la gare, cela implique-t-il qu’ils auront pour mission

d’effectuer des patrouilles ? Auront-ils le droit d’agir aux alentours

extérieurs de la gare ? À quelle fréquence et dans quel but, si oui ?

Assisterons-nous à la mise en place d’une brigade de proximité dont la

mission sera de cibler, contrôler, poursuivre, voire d’arrêter en vue de

déporter toute personne qui n’est pas en possession d’un titre de séjour

valide ? Et ce, qu’elle soit en situation de transit ou non ?

Refuge contre cul-de-sac

Le renforcement continu et accru des politiques répressives autour de la

gare du Midi s’inscrit plus largement dans une perspective de

revalorisation de cet espace, perspective qui voudrait voir s’effacer toute

trace de personnes considérées comme indésirables : sans chez-soi et/ou

sans-papiers. Cependant, malgré les moyens répressifs mis en œuvre à la

gare du Midi depuis des années, force est de constater que les personnes

sans chez-soi continuent d’en occuper l’espace et ses environs. Ainsi, la

logique du « tout répressif » ne prend pas en compte une fonction de fait

de la gare, celle de refuge, voire de lieu-ressource. Or il n’est pas si

simple de déplacer cette « centralité de débrouille ». Cette centralité

pourrait être d’autant plus dérangeante qu’elle ne se détruit pas aussi

facilement, aux yeux des décideur·euses politiques. Reste à savoir dans

quelle mesure Frontex parviendra à changer cela, perspective qui ne peut

que nous inquiéter.

L’implémentation d’agents Frontex à la Gare du Midi peut être interprétée

comme une opportunité de renforcer la répression du passage des personnes

en situation de migration, et ce, tout en participant à la culture d’une

image lissée de la gare dans cette ambition de revalorisation de l’espace.

Une occasion qui peut être jugée intéressante pour les décideur·euses

politiques belges, au croisement entre la défense des intérêts capitalistes

et de la lutte contre la migration.

Finalement, pour reprendre les conclusions des travailleur·euses de

terrain : tant qu’il n’y a pas de prise en charge systémique de la

problématique du sans-abrisme abordant dans un même mouvement

l’accessibilité au logement, la régularisation des personnes sans papiers

et l’accessibilité à un revenu, il y aura toujours davantage de personnes à

la rue [18

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-18

]. La résolution par la répression n’en est pas une. Cette conclusion peut

s’appliquer plus largement aux politiques migratoires européennes : tant

qu’il y aura des raisons pour les personnes issues de pays ex-colonisés en

guerre ou à PIB plus faible d’immigrer vers l’Europe, il y aura toujours

davantage de personnes en transit et la résolution par la répression,

opérée par Frontex entre autres, mène à une impasse.

——————————

Cet article n’aurait pas été abouti sans les mises en perspective de Binta

Liebmann Diallo, Rabah Hamdad et S et G de Abolish Frontex, dont les

participations sont lisibles sur l’article en ligne. Un grand merci à

elleux pour le temps qu’iels m’ont accordé dans le cadre d’entretiens. Une

pensée à Rabah en particulier, décédé en juillet dernier et laissant

« Bruxelles orpheline » comme l’écrivait l’annonce.

par Siwa Parisel https://ieb.be/_Siwa-Parisel_

——————————

[1

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-1

] « Dénombrement des personnes sans-chez-soi en Région de

Bruxelles-Capitale. Rapport préliminaire

https://brusshelp.org/images/Rapport_Preliminaire_denombrement_FR.pdf »

Bruss’help & Vivalis [en ligne], 2024.

[2

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-2

] S. VAN GAENS, « Les profils des personnes sans-abri et sans titre de

séjour », Bruss’help [en ligne], 3 septembre 2024.

[3

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-3

] Le seul droit que les personnes sans titre de séjour valide peuvent

actuellement revendiquer – tant qu’elles ne sont pas engagées dans des

demandes de régularisation ou d’asile – est celui de l’aide médicale

urgente… pour autant qu’elles aient un domicile.

[4

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-4

] Un centre fermé est un établissement qui a pour fonction de maintenir

enfermées les personnes qui ne disposent pas de titre de séjour valide,

dans le but de les expulser du territoire belge. Pour plus d’informations,

voir : gettingthevoiceout.org

https://www.gettingthevoiceout.org/les-centres-fermes/quest-ce-quun-centre-ferme

& movecoalition.be https://movecoalition.be/qu-est-ce-qu-un-centre-ferme.

[5

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-5

] S. VAN PRAET, « Identifier et affronter des problèmes et abus dans la

sélectivité policière

https://www.unia.be/fr/connaissances-recommandations/identifier-problemes-abus-selectivite-policiere

»,

UNIA [en ligne], 2019 ; « Racisme systémique au sein de la police ? La

Belgique interpellée par l’ONU

https://enbref.org/racisme-systemique-belgique-rapport-onu/ »,

BruxellesToday [en ligne], 11 juin 2025.

[6

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-6

] A. MUDAHEMUKA GOSSIAUX, « La persistance des stéréotypes issus de la

propagande coloniale : comment le passé colonial explique le racisme

contemporain en Belgique », Université de Liège, 2025.

[7

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-7

] F. GERARD, « Investigation, le podcast : racisme à la police, l’impunité

en question

https://auvio.rtbf.be/media/investigation-investigation-3135468 », RTBF [en

ligne], 28 août 2024.

[8

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-8

] Les alentours de la gare du Midi sont d’ailleurs reconnus comme espaces

de mondialisation par le bas, économies dont les emplois sont souvent

occupés par des travailleur·euses issu·es de la migration – qu’iels soient

déclaré·es ou non. À ce propos, lire C. SCOHIER, « Cureghem, un espace de

lutte des mondialisations

https://ieb.be/1979-Cureghem-un-espace-de-lutte-des-mondialisations »,

dans Les Voix de la ville. 50 ans de luttes urbaines à Bruxelles, éd.

IEB, 2025, p. 30-33.

[9

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-9

] Collectif Rosa-Bonheur, « Centralité populaire : un concept pour

comprendre pratiques et territorialités des classes populaires d’une ville

périphérique https://journals.openedition.org/sociologies/5534 »,

SociologieS [en ligne], juin 2016.

[10

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-10

] En ce qui concerne les politiques de tentatives de revalorisation de la

gare du Midi depuis les années 1990, voir C. SCHOHIER et R. RASTELLI,

« Quartier

midi, le cycle immobilier perpétuel

https://ieb.be/Quartier-Midi-le-cycle-immobilier-perpetuel », dans *Les

Voix de la ville*, Op. cit, p. 93-100.

[11

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-11

] J. DAMON, « La gare des sans-abri. Un miroir de la question sociale », *Les

Annales de la recherche urbaine*, no 71, 1996, p. 120-126.

[12

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-12

] Déclaration gouvernementale du 31 janvier 2025, p. 107.

[13

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-13

] Voir le Rapport annuel sur les agences de l’UE (exercice 2022) produit

par la Cour des comptes européenne.

[14

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-14

] C. VANDERSTAPPEN, « Frontex : 20 ans au service d’une politique

migratoire européenne répressive

https://www.cncd.be/Frontex-20-ans-au-service-d-une », CNCD-11.11.11 [en

ligne], 28 octobre 2024.

[15

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-15

] M. LAMBRECHT, « Qui se cache derrière Frontex, l’agence européenne qui

opérera bientôt en Belgique pour contrôler ses frontières ?

https://www.rtbf.be/article/qui-se-cache-derriere-frontex-l-agence-europeenne-qui-pourrait-bientot-operer-en-belgique-pour-controler-ses-frontieres-11368122

», RTBF [en ligne], 2 mai 2024 ; voir également la communication

officielle de Frontex

https://www.frontex.europa.eu/careers/who-we-are/why-us.

[16

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-16

] C. VANDERSTAPPEN, art. cit. ; « Votez contre le déploiement de Frontex en

Belgique !

https://abolishfrontex.be/non-au-deploiement-de-frontex-en-belgique/votez-contre-le-deploiement-de-frontex-en-belgique/

»,

communiqué de presse, Abolish Frontex [en ligne], avril 2024.

[17

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-17

] Il s’agit de 6 aéroports (Bruxelles-National, Ostende, Deurne, Bierset,

Gosselies, Wevelgem), 6 ports (Anvers, Ostende, Zeebrugge, Nieuport, Gand,

Blankenberge), la gare du Midi, ainsi que la liaison ferroviaire

internationale entre le Royaume-Uni et le territoire belge.

[18

https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-18

] Lire à ce sujet notre dossier « Housing First

https://ieb.be/-Housing-first- », Bruxelles en mouvements no 336, juin

2025.