GARE DU MIDI : FRONTEX, FUTUR AGENT DE « NETTOYAGE »
Article publié le 16 février 2026 https://www.ieb.be/47716
par Siwa Parisel https://ieb.be/_Siwa-Parisel_
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La gare du Midi fait régulièrement couler de l’encre sur l’ « insécurité »
dont elle serait la scène. Accusé·es d’en être la cause, les sans-chez-soi
qui fréquentent la gare en paient systématiquement les frais, à coup
d’« opérations nettoyage » organisées par les autorités. Et bientôt, une
nouvelle agence « Frontex » y deviendra un autre acteur de contrôle…
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© Denis Glauden https://www.instagram.com/den.glauden/- 2026
Le 2 mai 2024, on apprenait le vote de la loi Frontex au Parlement fédéral.
À la suite de l’adoption d’un arrêté d’exécution, cette loi permet
l’arrivée, dans un futur proche, de cent agents de Frontex au total sur le
territoire belge. Frontex est une agence de l’Union européenne créée en
2004 afin d’empêcher les entrées migratoires illégales sur le territoire
européen. Les futurs agents auront donc pour mission de renforcer la lutte
contre les migrations illégales aux frontières extra-européennes (dites
« Schengen ») de la Belgique. Ceci passe, d’une part, par l’encadrement des
déportations de personnes sans titre de séjour valide, mais aussi par la
« surveillance » des frontières, mission dont les contours restent toujours
flous à ce jour.
Quel lien avec la répression du sans-abrisme à la gare du Midi ? Considérée
comme possédant une frontière internationale au niveau du départ de
l’Eurostar, la Gare de Bruxelles-Midi est l’un des lieux concernés par
l’arrivée de Frontex en Belgique. Cependant, l’espace au sein duquel les
agents Frontex vont pouvoir exercer leurs fonctions ne se réduit pas au
terminal Eurostar. En effet, l’arrêté d’application prévoit qu’ils pourront
agir au sein de toute partie de l’infrastructure de la gare qui soit «
*nécessaire
à l’exécution de leurs tâches* ». Or la Gare du Midi est un lieu de
fréquentation important pour les personnes sans-chez-soi et sans papiers.
Ainsi, à la veille de l’arrivée de Frontex, il paraît pertinent de
s’intéresser au contexte local dans lequel ces futurs agents vont pouvoir
agir, et sous quelles conditions.
Sans-chez-soi et sans-papiers
En 2024, sur près de 10 000 personnes vivant sans chez-soi stable, environ
1 000 dorment à la rue, selon le dénombrement bruxellois de Bruss’help.
Parmi ces 1 000 personnes, 68 « logent » dans la zone de la gare du Midi.
Le quartier de la gare reste l’un des plus fréquentés par les personnes
dormant dehors, relativement aux autres quartiers [1
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-1
]. Bien que leur part au sein des personnes sans-chez-soi soit pour le
moment très difficile à déterminer, il est probable que les personnes sans
titre de séjour (ou sans-papiers) soient surreprésenté·es parmi les
personnes sans-chez-soi. Au sein de Bruxelles, le nombre de personnes sans
papiers est estimé à 52 000, et un calcul au sein de trois structures
d’accueil d’urgence, en janvier 2023, permettait de mettre en lumière que
54 % du total des bénéficiaires ce jour-là ne possédaient pas de titre de
séjour valide [2
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-2
]. Parmi ces personnes, on suppose qu’une partie n’est que de passage, dans
la perspective de se rendre ailleurs – éventuellement de rejoindre le
Royaume-Uni – quand d’autres sont en attente de régularisation en Belgique,
et sont là parfois depuis des décennies. Sans enquête qualitative
conséquente, il est difficile d’appréhender exhaustivement les différents
profils qui composent la population de personnes sans papiers autour de la
gare ainsi que leur part respective. Dans tous les cas, la situation
administrative de ces personnes entrave largement leur accès aux droits
sociaux de base, en particulier l’accès à un logement, à un revenu stable
et aux soins de santé [3
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-3
]. Par ailleurs, selon leur date d’arrivée, leur capacité de débrouille est
limitée relativement à une personne ayant grandi en Belgique. Parmi les
facteurs qui peuvent restreindre leur possibilité de survie dans la ville,
nous retenons entre autres : leur compréhension de la langue, leur accès à
des réseaux ou cercles sociaux, mais aussi leur connaissance du territoire
et de la géographie des ressources disponibles. Tout ceci sans mentionner
le risque encouru d’être arrêté·e lors d’un contrôle et placé·e en centre
fermé [4
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-4
], voire déporté·e dans son pays d’origine. Et ce, dans un contexte où il
est reconnu que l’institution policière belge est gangrénée par le racisme [
5
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-5
], qu’elle pratique du profilage ethnique [6
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-6
] et qu’elle est de plus en plus accusée de violences à l’égard des
personnes d’origine étrangère [7
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-7
].
La gare : un refuge
Espaces couverts qui brassent des milliers de passager·es chaque jour, les
gares sont autant des lieux de repos et de préservation de l’anonymat que
de rencontres et de rémunération pour celles et ceux qui y font la manche.
La gare est aussi une porte d’entrée et/ou de départ pour des personnes en
situation de transit et peut, par ailleurs, être un lieu d’embauche pour du
travail au noir [8
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-8
]. Pour ces raisons, les gares sont des lieux qui permettent la rencontre
entre personnes sans chez-soi et peuvent devenir des espaces centraux de
sociabilité. Ceci participe à expliquer que de nombreux services de soutien
aux personnes sans-chez-soi se situent à proximité des gares (et renforce
leur occupation). Ces constats nous amènent à penser les gares comme des
centralités de débrouille pour les personnes sans-chez-soi, au même titre
que certains quartiers, étant lieux de ressources pour les personnes
précarisées, sont qualifiés de centralités populaires [9
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-9
].
Cette fonction-refuge n’est pourtant pas considérée comme compatible avec
la recherche de rayonnement qui caractérise les logiques de revalorisation
des espaces urbains. En effet, dans le cadre de la mise en compétition
internationale des villes et de leur course à l’attractivité, les gares et
leurs alentours n’échappent pas à ces politiques urbaines. Premiers lieux
d’entrée dans la ville pour les visiteur·ices externes, les gares
internationales, en particulier, sont au centre de l’attention des
promoteurs et politiques urbanistes, et ce, depuis la revalorisation du
chemin de fer issue de l’arrivée du TGV dans les années 1980 [10
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-10
]. Ainsi, Damon notait déjà en 1996 que les acteur·ices politiques et
économiques qui entourent les gares françaises naviguent depuis les années
1980 entre « potence et pitié » : entre répression et mise en place de
systèmes de solidarité au sein des infrastructures de transport [11
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-11
].
Le tout répressif
L’accord gouvernemental Arizona marque très explicitement son ambition de
renforcer la répression au sein des gares : « *En collaboration avec le
ministre de la Sécurité et les autorités locales, nous renforçons la
sécurité dans et autour des gares ainsi que dans les transports publics. À
cette fin, nous élaborons un plan d’action pour évaluer et combattre la
criminalité, les délits et le sans-abrisme dans et autour des gares, en
consultation avec toutes les autorités et tous les acteurs concernés. Nous
renforçons des effectifs de sécurité* [12
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-12
]. » Présentée comme « *la porte d’entrée de la capitale de l’Europe et des
institutions internationales* » (p. 136), la gare du Midi s’y voit
d’ailleurs accorder une attention particulière, ce qui n’est pas sans
rappeler les ambitions politiques de revalorisation de l’espace.
De fait, bien qu’une tolérance persiste vis-à-vis de la présence des
personnes sans-chez-soi, c’est le volet répressif qui semble l’emporter
depuis plusieurs années à la gare du Midi face à l’accroissement de leur
nombre. Ainsi, il arrive de plus en plus fréquemment que la police fédérale
soit appelée à contrôler plusieurs heures durant les personnes qui lui
paraissent suspectes au sein et aux alentours de la gare. Ces opérations
sont qualifiées par les autorités d’« opération coup de poing », ou, plus
cyniquement encore d’opérations « de nettoyage ». Dans ce cadre peuvent
avoir lieu des arrestations, qui mènent des personnes non régularisées à
l’enfermement en centre fermé. L’opération du 8 avril 2025 en est un
exemple : quelques jours plus tôt, un message tourne entre des acteur·ices
de terrain, prévenant qu’une opération policière fédérale initiée par la
commune de Saint-Gilles va avoir lieu au sein des stations de (pré-)métro
de ladite commune, visant spécifiquement les personnes sans-chez-soi et
sans titre de séjour. Malgré la diffusion préventive de l’information, une
semaine plus tard, on apprend l’incarcération de huit personnes ce jour-là
et la déportation vers le Maroc d’au moins deux d’entre elles. C’est dans
ce contexte que vont débarquer les agents de Frontex.
C’est quoi Frontex ?
Frontex (aussi nommée Agence européenne de garde-frontières et de
garde-côtes), a pour mission-clé la « *gestion des frontières [européennes]
et des opérations de retour* » [13
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-13
]. Fondée en 2004, l’agence a depuis vu ses budgets multipliés par 140,
passant de 6,3 millions en 2005 à 845 millions d’euros en 2023 [14
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-14
], et son nombre d’employé·es de 300, en 2015, à plus de 2 500, en 2024 [15
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-15
]. Ainsi, c’est aujourd’hui l’agence européenne la plus soutenue
financièrement et elle dispose de plus en plus d’autonomie dans ses
missions. Frontex est présente depuis des années aux points de passage
importants d’entrée sur le territoire européen par les personnes en
situation de migration (Grèce, Italie, Pologne…), et cela fait un moment
que sa réputation la précède au sein des réseaux associatifs
internationaux. Ainsi, depuis 2019, les accusations d’entrave aux droits
humains se multiplient contre l’agence : séparation de mères et de leurs
enfants en Grèce, indifférence face à l’enfermement de personnes dans des
cages à la frontière turque, collaboration avec les garde-côtes libyens,
refoulements illégaux menant notamment au décès de 600 personnes en mer
Égée en 2023… Ces accusations ont mené à la démission de l’ancien directeur
de l’agence en 2022 [16
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-16
]. Malgré cela, les parlementaires belges ont voté le 2 mai 2024 pour la
venue d’agents de Frontex sur le territoire belge. De fait, la
réglementation européenne permet que n’importe lequel de ses pays membres
puisse faire appel à Frontex afin de renforcer ses propres frontières
internationales (extra-européennes).
Pratiquement parlant, la loi prévoit que cent agents au maximum pourront
être déployés sur le territoire dont les lieux précis sont définis par
l’arrêté [17
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-17
]. La géographie du déploiement ainsi que les effectifs seront l’objet d’un
examen annuel et d’une revalidation bisannuelle. En plus de faciliter
l’encadrement des retours forcés, les compétences qui seront attribuées aux
agents dans le cadre de leur mission de surveillance de la frontière sont
les mêmes que celles attribuées aux fonctionnaires de police en termes
d’accès aux bases de données personnelles, d’utilisation d’armes à feu et
de capacité d’incarcération.
De nombreuses questions restent irrésolues à la lecture de la loi et de son
arrêté. En particulier : celle de l’étendue du territoire au sein duquel
les agents pourront agir, ainsi que celle des compétences qui leur sont
attribuées, qui demeurent partiellement définies. En pratique, qu’est-ce
que cela implique de participer au « contrôle de la frontière » tout en
ayant le droit d’utiliser une arme à feu et d’incarcérer en cas de besoin ?
Dès lors que les agents ont le droit d’accéder à n’importe quelle partie de
l’infrastructure de la gare, cela implique-t-il qu’ils auront pour mission
d’effectuer des patrouilles ? Auront-ils le droit d’agir aux alentours
extérieurs de la gare ? À quelle fréquence et dans quel but, si oui ?
Assisterons-nous à la mise en place d’une brigade de proximité dont la
mission sera de cibler, contrôler, poursuivre, voire d’arrêter en vue de
déporter toute personne qui n’est pas en possession d’un titre de séjour
valide ? Et ce, qu’elle soit en situation de transit ou non ?
Refuge contre cul-de-sac
Le renforcement continu et accru des politiques répressives autour de la
gare du Midi s’inscrit plus largement dans une perspective de
revalorisation de cet espace, perspective qui voudrait voir s’effacer toute
trace de personnes considérées comme indésirables : sans chez-soi et/ou
sans-papiers. Cependant, malgré les moyens répressifs mis en œuvre à la
gare du Midi depuis des années, force est de constater que les personnes
sans chez-soi continuent d’en occuper l’espace et ses environs. Ainsi, la
logique du « tout répressif » ne prend pas en compte une fonction de fait
de la gare, celle de refuge, voire de lieu-ressource. Or il n’est pas si
simple de déplacer cette « centralité de débrouille ». Cette centralité
pourrait être d’autant plus dérangeante qu’elle ne se détruit pas aussi
facilement, aux yeux des décideur·euses politiques. Reste à savoir dans
quelle mesure Frontex parviendra à changer cela, perspective qui ne peut
que nous inquiéter.
L’implémentation d’agents Frontex à la Gare du Midi peut être interprétée
comme une opportunité de renforcer la répression du passage des personnes
en situation de migration, et ce, tout en participant à la culture d’une
image lissée de la gare dans cette ambition de revalorisation de l’espace.
Une occasion qui peut être jugée intéressante pour les décideur·euses
politiques belges, au croisement entre la défense des intérêts capitalistes
et de la lutte contre la migration.
Finalement, pour reprendre les conclusions des travailleur·euses de
terrain : tant qu’il n’y a pas de prise en charge systémique de la
problématique du sans-abrisme abordant dans un même mouvement
l’accessibilité au logement, la régularisation des personnes sans papiers
et l’accessibilité à un revenu, il y aura toujours davantage de personnes à
la rue [18
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nb2-18
]. La résolution par la répression n’en est pas une. Cette conclusion peut
s’appliquer plus largement aux politiques migratoires européennes : tant
qu’il y aura des raisons pour les personnes issues de pays ex-colonisés en
guerre ou à PIB plus faible d’immigrer vers l’Europe, il y aura toujours
davantage de personnes en transit et la résolution par la répression,
opérée par Frontex entre autres, mène à une impasse.
——————————
Cet article n’aurait pas été abouti sans les mises en perspective de Binta
Liebmann Diallo, Rabah Hamdad et S et G de Abolish Frontex, dont les
participations sont lisibles sur l’article en ligne. Un grand merci à
elleux pour le temps qu’iels m’ont accordé dans le cadre d’entretiens. Une
pensée à Rabah en particulier, décédé en juillet dernier et laissant
« Bruxelles orpheline » comme l’écrivait l’annonce.
par Siwa Parisel https://ieb.be/_Siwa-Parisel_
——————————
[1
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-1
] « Dénombrement des personnes sans-chez-soi en Région de
Bruxelles-Capitale. Rapport préliminaire
https://brusshelp.org/images/Rapport_Preliminaire_denombrement_FR.pdf »
Bruss’help & Vivalis [en ligne], 2024.
[2
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-2
] S. VAN GAENS, « Les profils des personnes sans-abri et sans titre de
séjour », Bruss’help [en ligne], 3 septembre 2024.
[3
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-3
] Le seul droit que les personnes sans titre de séjour valide peuvent
actuellement revendiquer – tant qu’elles ne sont pas engagées dans des
demandes de régularisation ou d’asile – est celui de l’aide médicale
urgente… pour autant qu’elles aient un domicile.
[4
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-4
] Un centre fermé est un établissement qui a pour fonction de maintenir
enfermées les personnes qui ne disposent pas de titre de séjour valide,
dans le but de les expulser du territoire belge. Pour plus d’informations,
voir : gettingthevoiceout.org
https://www.gettingthevoiceout.org/les-centres-fermes/quest-ce-quun-centre-ferme
& movecoalition.be https://movecoalition.be/qu-est-ce-qu-un-centre-ferme.
[5
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-5
] S. VAN PRAET, « Identifier et affronter des problèmes et abus dans la
sélectivité policière
https://www.unia.be/fr/connaissances-recommandations/identifier-problemes-abus-selectivite-policiere
»,
UNIA [en ligne], 2019 ; « Racisme systémique au sein de la police ? La
Belgique interpellée par l’ONU
https://enbref.org/racisme-systemique-belgique-rapport-onu/ »,
BruxellesToday [en ligne], 11 juin 2025.
[6
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-6
] A. MUDAHEMUKA GOSSIAUX, « La persistance des stéréotypes issus de la
propagande coloniale : comment le passé colonial explique le racisme
contemporain en Belgique », Université de Liège, 2025.
[7
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-7
] F. GERARD, « Investigation, le podcast : racisme à la police, l’impunité
en question
https://auvio.rtbf.be/media/investigation-investigation-3135468 », RTBF [en
ligne], 28 août 2024.
[8
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-8
] Les alentours de la gare du Midi sont d’ailleurs reconnus comme espaces
de mondialisation par le bas, économies dont les emplois sont souvent
occupés par des travailleur·euses issu·es de la migration – qu’iels soient
déclaré·es ou non. À ce propos, lire C. SCOHIER, « Cureghem, un espace de
lutte des mondialisations
https://ieb.be/1979-Cureghem-un-espace-de-lutte-des-mondialisations »,
dans Les Voix de la ville. 50 ans de luttes urbaines à Bruxelles, éd.
IEB, 2025, p. 30-33.
[9
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-9
] Collectif Rosa-Bonheur, « Centralité populaire : un concept pour
comprendre pratiques et territorialités des classes populaires d’une ville
périphérique https://journals.openedition.org/sociologies/5534 »,
SociologieS [en ligne], juin 2016.
[10
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-10
] En ce qui concerne les politiques de tentatives de revalorisation de la
gare du Midi depuis les années 1990, voir C. SCHOHIER et R. RASTELLI,
« Quartier
midi, le cycle immobilier perpétuel
https://ieb.be/Quartier-Midi-le-cycle-immobilier-perpetuel », dans *Les
Voix de la ville*, Op. cit, p. 93-100.
[11
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-11
] J. DAMON, « La gare des sans-abri. Un miroir de la question sociale », *Les
Annales de la recherche urbaine*, no 71, 1996, p. 120-126.
[12
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-12
] Déclaration gouvernementale du 31 janvier 2025, p. 107.
[13
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-13
] Voir le Rapport annuel sur les agences de l’UE (exercice 2022) produit
par la Cour des comptes européenne.
[14
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-14
] C. VANDERSTAPPEN, « Frontex : 20 ans au service d’une politique
migratoire européenne répressive
https://www.cncd.be/Frontex-20-ans-au-service-d-une », CNCD-11.11.11 [en
ligne], 28 octobre 2024.
[15
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-15
] M. LAMBRECHT, « Qui se cache derrière Frontex, l’agence européenne qui
opérera bientôt en Belgique pour contrôler ses frontières ?
», RTBF [en ligne], 2 mai 2024 ; voir également la communication
officielle de Frontex
https://www.frontex.europa.eu/careers/who-we-are/why-us.
[16
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-16
] C. VANDERSTAPPEN, art. cit. ; « Votez contre le déploiement de Frontex en
Belgique !
»,
communiqué de presse, Abolish Frontex [en ligne], avril 2024.
[17
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-17
] Il s’agit de 6 aéroports (Bruxelles-National, Ostende, Deurne, Bierset,
Gosselies, Wevelgem), 6 ports (Anvers, Ostende, Zeebrugge, Nieuport, Gand,
Blankenberge), la gare du Midi, ainsi que la liaison ferroviaire
internationale entre le Royaume-Uni et le territoire belge.
[18
https://ieb.be/Gare-du-Midi-Frontex-futur-agent-de-nettoyage?suivi=2026-02-16&noix=47716#nh2-18
] Lire à ce sujet notre dossier « Housing First
https://ieb.be/-Housing-first- », Bruxelles en mouvements no 336, juin
2025.