Séminaire "Les Morts", 06 mars : "Les rites mortuaires des foudroyés chez les Bamiléké du Cameroun"

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-3-1 16:07

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De : Réseau les Morts reseau.lesmorts@gmail.com

Chères et chers membres du réseau,

La cinquième séance de notre séminaire “du trépas à la tombe” se tiendra *en

ligne vendredi 6 mars, de 9h à 11h*. Nous aurons le plaisir

d’accueillir *Célestin

Wagoum*, docteur en anthropologie et historien, pour une intervention

intitulée *“**Les rites mortuaires des foudroyés chez les Bamiléké du

Cameroun*.

Résumé :

*Chez les Bamiléké, peuple de paysans montagnards occupant la partie

occidentale du Cameroun, la mort donne lieu à un ensemble de rites

mortuaires qui, en fonction du type de décès, du statut social de la

victime ou du lieu du trépas, évoluent des formes les plus simples aux

complexes. De ce fait, contrairement aux victimes de « bonne mort », les

individus décédés de suite de mort violente (accident, pendaison, suicide,

foudroiement), ignominieuseou affreuse (choléra, hydropisie, covid-19,

dysenterie, parturiente morte en couche, etc.) ne bénéficient pas des

funérailles normées ou d’une sépulture appropriée. En effet, dans les

représentations sociales et culturelles de ce groupe, il s’agit de la

« mort crue » (Legoué mbuok) ou « mort ensauvagée » (P. Ariès, 1977) qui

perturbe l’ordre social et cosmique. Ainsi, mourir calciné par la foudre (*

Léfang*), le feu qui tombe du ciel, est, dans les représentations sociales

des Bamiléké, la pire des manières de mourir. Associée à la « mauvaise

mort », elle exige des parents de la victime une autopsie rituelle secrète,

une inhumation hors des frontières du village et de nombreux rites

expiatoires pour protéger ses parents (C. Wagoum, 2013).*

Cordialement,

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