———- Forwarded message ———
De : Réseau les Morts reseau.lesmorts@gmail.com
Chères et chers membres du réseau,
La cinquième séance de notre séminaire “du trépas à la tombe” se tiendra *en
ligne vendredi 6 mars, de 9h à 11h*. Nous aurons le plaisir
d’accueillir *Célestin
Wagoum*, docteur en anthropologie et historien, pour une intervention
intitulée *“**Les rites mortuaires des foudroyés chez les Bamiléké du
Cameroun*”.
Résumé :
*Chez les Bamiléké, peuple de paysans montagnards occupant la partie
occidentale du Cameroun, la mort donne lieu à un ensemble de rites
mortuaires qui, en fonction du type de décès, du statut social de la
victime ou du lieu du trépas, évoluent des formes les plus simples aux
complexes. De ce fait, contrairement aux victimes de « bonne mort », les
individus décédés de suite de mort violente (accident, pendaison, suicide,
foudroiement), ignominieuseou affreuse (choléra, hydropisie, covid-19,
dysenterie, parturiente morte en couche, etc.) ne bénéficient pas des
funérailles normées ou d’une sépulture appropriée. En effet, dans les
représentations sociales et culturelles de ce groupe, il s’agit de la
« mort crue » (Legoué mbuok) ou « mort ensauvagée » (P. Ariès, 1977) qui
perturbe l’ordre social et cosmique. Ainsi, mourir calciné par la foudre (*
Léfang*), le feu qui tombe du ciel, est, dans les représentations sociales
des Bamiléké, la pire des manières de mourir. Associée à la « mauvaise
mort », elle exige des parents de la victime une autopsie rituelle secrète,
une inhumation hors des frontières du village et de nombreux rites
expiatoires pour protéger ses parents (C. Wagoum, 2013).*
Cordialement,
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