i-Police
qui
visait à moderniser l’infrastructure numérique de la Police Fédérale, voire
à la faire basculer dans une logique de “police prédictive”.
Le journal Le Soir revient en détail sur cette affaire dans son 🎧
podcast
Angle
:
“I-Police : la coûteuse modernisation ratée de la police”
du
14 janvier 2026, ainsi que dans un article🗞️ I-Police : l’histoire
secrète d’un fiasco sur fonds publics
[paywall].
Ce que l'annonce de l'abandon d'i-Police ne dit pas, par contre,
c’est ce qu’il advient des sous-projets qui le composent. La police a
dépensé plusieurs dizaines de millions d’euros en licences pour des
logiciels de gestion et d’analyse des données. La migration de la BNG, la
principale base de données policière, est rendue impossible par
l’inadéquation du logiciel prévu à cet effet. L’utilisation de logiciels
d’analyse sur la BNG semble donc fortement compromise. Mais parmi les
licences achetées par la police, on trouve aussi des programmes qui ne
dépendent pas directement de l’infrastructure policière et qui pourraient
donc bien être maintenus, malgré l’abandon d’i-police. On s’inquiète, en
particulier, de celui développé par Rayzone, une société israélienne
spécialisée dans l’analyse de données initialement récoltées à des fins
publicitaires, puis recyclées pour informer la police. Un business
récemment documenté par le journal Le Monde dans 🗞️ “Comment nos
données publicitaires alimentent l’industrie de la surveillance
”.
Dans
la Belgique de l’entre-deux-guerres, des femmes migrantes sont surveillées,
fichées puis expulsées pour raisons politiques. L’historienne Juliette
Masquelier plonge dans les archives de la Police des étrangers, aujourd’hui
l’Office des étrangers, pour retracer les trajectoires de six d’entre elles
et interroger la fabrique du regard policier.
Ressources en anglais
surveillance accompagnent souvent les politiques de gentrification. Le
collectif “Stripping Architecture” déclare la guerre à la gentrification, à
l’architecture hostile et à l’urbanisme centré sur le profit. Il propose
une série de vidéos
https://www.youtube.com/@stripping_architecture/videos pour éclairer
tout ça et proposer des pistes de résistance.
https://www.youtube.com/@stripping_architecture/videos
s’était rendu en Californie pour découvrir sur place les services de
l’entreprise Palantir. Il y a de quoi s’inquiéter. (Re)découvrez
pourquoi dans : “Here’s What Palantir Is Really Building