Mourning Missing Migrants: Ambiguous Loss and the Grief of Strangers

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-1-5 16:41

This is Chapter 5 (pp. 103-116) of the volume Border deaths: Causes,

dynamics and consequences of migration-related mortality, edited by Paolo

Cuttitta and Tamara Last, Amsterdam University Press, 2019.

Download the book for free: https://www.oapen.org/search?identifier=10065211

Chapter 5

Mourning Missing Migrants: Ambiguous Loss and the Grief of Strangers

Giorgia Mirto, Simon Robins, Karina Horsti, Pamela J. Prickett, Deborah

Ruiz Verduzco1 and Victor Toom2

Abstract: While the term missing refers to various instances and practices,

we focus on the bodies of deceased migrants that remain unidentified, and

on the inability of families to mourn someone

when there is no body to grieve for. We deploy some ethnographic fragments

of how Italian

communities sometimes mourn those who are buried without a name and we

describe the many

problems of mourning someone whose fate is unknown through a discussion of

the notion of

‘ambiguous loss’. Our contribution articulates some of the politics around

deaths in migration by

considering how missing migrants and their bodies are mourned in

multiplicity.

Keywords: commemoration, memorial, politics, Mediterranean, implications of

missing persons, lost

*‘In case my son is dead, I’d like to bury him here and, at least, I’ll be

fixed and I’d have a*

*place where I pray. Even bones, I’ll bury them. The cemetery is in front

of my house. Everymorning, I wake up in front of it. I recite the Fatiha, I

do this daily. I don’t have any hostilitytowards death. At least, if he’s

brought back to me, I’d look through the window to see his*

grave and I’d say that he’s there’ (Ben Attia 2016: 17).

Funerals are solemn occasions where both personal and social meanings are

constructed about the position of the dead person in family and society.

They are rituals where mourning is organized in a formalized way, and where

someone’s body, her past life and her family are at the centre of

attention. They represent a significant moment, a marker of a transition,

where one can see that a

body is without life; it is cold, does not breathe, and descends into the

soil or moves into flame,

silent and still. Such rituals accompany bereavement and facilitate

mourning. Psychologists define

the mourning of someone who is interred or cremated and to whom farewells

can be said as

‘uncomplicated bereavement’ (DSM-5 2013). A funeral with a body is in

contrast to mourning

someone without one. In the absence of a body, mourning becomes extremely

difficult if not

impossible (Boss 2004; Wagner 2008; Rosenblatt 2015; Perl 2016).

(…)

Résumé : Si le terme « disparu » recouvre diverses situations et pratiques,

nous nous concentrons ici sur les corps de migrants décédés non identifiés

et sur l’impossibilité pour les familles de faire leur deuil en l’absence

de corps. Nous présentons des fragments ethnographiques illustrant comment

les communautés italiennes font parfois le deuil des personnes enterrées

sans nom et décrivons les nombreuses difficultés liées au deuil d’une

personne dont le sort est inconnu à travers une discussion sur la notion de

« perte ambiguë ». Notre contribution met en lumière certains enjeux

politiques liés aux décès dans le contexte migratoire en examinant la

multiplicité des formes de deuil infligées aux migrants disparus et à leurs

corps.

Mots-clés : commémoration, mémorial, politique, Méditerranée, implications

des personnes disparues, disparu

« Si mon fils venait à mourir, j’aimerais l’enterrer ici et, au moins, je

trouverais la paix et j’aurais un

lieu où prier. Même ses ossements, je les enterrerais. Le cimetière est en

face de chez moi. Chaque matin, je me réveille devant. Je récite la Fatiha,

je le fais tous les jours. » Je n’éprouve aucune hostilité envers la mort.

Du moins, s’il me revenait, je regarderais par la fenêtre pour voir sa

tombe et je dirais qu’il est là » (Ben Attia 2016 : 17).

Les funérailles sont des occasions solennelles où se construisent des

significations personnelles et sociales autour de la place du défunt au

sein de sa famille et de la société. Ce sont des rituels où le deuil est

organisé de manière formalisée et où le corps, la vie passée et la famille

sont au centre de l’attention. Elles représentent un moment significatif,

un jalon de transition, où l’on constate que le corps est sans vie ; il est

froid, ne respire plus et descend dans la terre ou se consume dans les

flammes, silencieux et immobile. Ces rituels accompagnent le deuil et

facilitent le processus de deuil. Les psychologues définissent le deuil

d’une personne inhumée ou incinérée et à qui l’on peut dire adieu comme un

« deuil simple » (DSM-5 2013). Des funérailles avec un corps contrastent

avec le deuil d’une personne sans corps. En l’absence de corps, le deuil

devient extrêmement difficile, voire impossible (Boss 2004 ; Wagner 2008 ;

Rosenblatt 2015 ; Perl 2016).

(…)

La suite dans l’article en anglais.

Le livre dont est turé ce chapitre est disponible en pdf gratuitement sur

internet:

https://library.oapen.org/bitstream/handle/20.500.12657/23625/9789048550203.pdf;jsessionid=03760B72497F6591AC623F839D82653F?sequence=1

Border Deaths - Edited by Paolo Cuttitta and Tamara Last

Causes, Dynamics and Consequences of Migration-related Mortality