** Ce que rafler veut dire **
par Emmanuel Blanchard – 19 juin 2025
Sacro-sainte lorsqu’il s’agit de défendre des caricatures ou des pamphlets
islamophobes, la liberté d’expression perd tout son charme dès qu’il s’agit
d’exprimer le refus des violences policières, la critique de la mythologie
du Français « de souche » ou le soutien aux sans-papiers : Gérard Chevrot,
Valérie Martinez, Yves Ribault et trois autres citoyen-ne-s français-e-s
comparaissaient il y a près de quinze ans, le 10 juin 2010, au tribunal de
grande instance de Pau pour « outrage à (…)
– > https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire
ce que rafler veut dire - Chasse aux migrants et police du langage
*par *Emmanuel Blanchard https://lmsi.net/_Emmanuel-Blanchard_
*Sacro-sainte lorsqu’il s’agit de défendre des caricatures
https://lmsi.net/Censure-droit-au-blaspheme-et ou des pamphlets
https://lmsi.net/La-faute-a-Voltaire islamophobes, la liberté
d’expression perd tout son charme dès qu’il s’agit d’exprimer le refus des
violences policières https://lmsi.net/Insecurite-sous-la-plume-d-un, la
critique de la mythologie du Français « de souche »
https://lmsi.net/Petite-lecon-de-francais-d-une ou le soutien aux
sans-papiers : Gérard Chevrot, Valérie Martinez, Yves Ribault et trois
autres citoyen-ne-s français-e-s comparaissaient il y a près de quinze ans,
le 10 juin 2010, au tribunal de grande instance de Pau pour « outrage à
personne dépositaire de l’autorité », suite à une plainte du préfet
Philippe Rey, pour avoir simplement adressé à la Préfecture des
Pyrénées-Atlantique des mails de protestation contre les arrestations,
détentions et expulsions de sans-papiers en employant le mot « rafle » ou
les noms propres « Vichy » et « Papon » [1
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb1]. En réaction à cette
nouvelle tentative de criminalisation du mouvement social et de la
solidarité, et en soutien aux incupé-e-s, nous avions publié un texte
d’Emmanuel Blanchard consacré à ce fameux « mot interdit » : rafle. Nous le
re-publions aujourd’hui à l’heure où Bruno Retailleau relance, plus furieux
que jamais, une abjecte politique de la rafle
Si, d’une période à une autre, les populations principalement visées par
les contrôles policiers ont évolué en fonction des préoccupations du
moment, les techniques policières, elles, n’ont guère changé et le mot «
rafle » n’a jamais cessé d’être employé. Renoncer à l’utiliser
reviendrait à entourer de silence des pratiques répressives qui ont
traversé les décennies et ont toujours visé les groupes les plus fragiles
politiquement et socialement.
La sortie du film Welcome, le 11 mars 2009, a relancé le débat sur
le « *délit
de solidarité* ». Dans un premier temps, elle a donné lieu à une vive
polémique entre, d’un côté, le réalisateur et l’acteur principal (Philippe
Lioret et Vincent Lindon) et, de l’autre, le ministre de l’immigration, de
l’intégration et de l’identité nationale (Éric Besson). Depuis quelques
semaines, ce dernier s’en prend violemment aux associations de défense des
droits des étrangers qui arguent que les faits décrits dans le film ne sont
ni un « mythe », ni simplement une fiction : il a notamment mis en cause
à plusieurs reprises la « crédibilité » du Gisti, sans que ces propos
diffamatoires ne soient étayés.
Dans ses attaques, Éric Besson a accusé les promoteurs du film et, plus
généralement, les soutiens des étrangers en situation irrégulière de donner
à leurs actions de solidarité une dimension et un lustre aussi illégitimes
que scandaleux, par le recours à des parallèles historiques avec la Seconde
Guerre mondiale. En se focalisant plus spécialement sur les modes d’action
policiers, en particulier la technique de la « rafle », il s’agit de
montrer comment le ministre de l’immigration a cherché à faire scandale en
désignant à la vindicte médiatique des militants présentés comme ne
respectant pas la mémoire des victimes des persécutions de la Seconde
Guerre mondiale.
Surtout, il faut rappeler ici que les dispositifs policiers de contrôles et
d’arrestations massifs de populations vulnérables et stigmatisées, connus
sous la dénomination de « * rafles* », s’ancrent dans une histoire de la
modernisation de l’institution et des techniques de police qu’il convient
de faire remonter au moins à la seconde moitié du XIXe siècle.
« *Suggérer que la police française, c’est la police de Vichy, que les
Afghans sont traqués, qu’ils sont l’objet de rafles, etc., c’est
insupportable* », s’offusquait, en mars dernier, Éric Besson, en réponse à
une interview de Philippe Lioret. Quelques jours plus tard, il ajoutait : « *Le
vocabulaire qui est issu de la Deuxième Guerre mondiale, “traque”, “rafle”,
assimilation aux Juifs en 43, est un vocabulaire grave, inacceptable et
que, selon moi, on ne devrait jamais utiliser dans le débat politique [2
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb2] * ». Si tant le film que
certains propos de son réalisateur esquissaient des comparaisons avec la
situation des Juifs sous Vichy, ils le faisaient pourtant avec une grande
prudence : ils ne suggéraient ni l’identité, ni même le parallèle des
situations. Seuls étaient pointés certains mécanismes répressifs appelant
un sursaut moral : « *Je ne mets pas en parallèle la traque des Juifs et la
Shoah avec les persécutions dont sont victimes les migrants du Calaisis et
les bénévoles qui tentent de leur venir en aide, mais les mécanismes
répressifs qui y ressemblent étrangement ainsi que les comportements
d’hommes et de femmes face à cette répression [3
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb3].* »
Éric Besson et la police du langage
La colère et les leçons lexicales d’Éric Besson ne visaient pas à rétablir
une vérité historique malmenée par la fiction et les prises de position
militantes. Elles participaient d’un mouvement plus large de police du
langage qui consiste, pour les pouvoirs publics, à assigner devant les
tribunaux les artistes et les militants qui auraient des velléités de
replacer les « bavures » policières dans un contexte chronologique élargi
à certaines des périodes dites sombres de l’histoire française.
C’est ainsi que le groupe de rap La Rumeur fait l’objet d’un véritable
harcèlement judiciaire de la part du ministère de l’intérieur et du
ministère public : après trois relaxes devant les juridictions compétentes,
la Cour de cassation va se pencher une seconde fois (en juillet 2007, elle
avait cassé une précédente décision de la cour d’appel de Paris) sur le cas
du leader du groupe, Hamé. Ce dernier est accusé d’avoir diffamé, dans un
fanzine, la police nationale en qualifiant d’« assassins » certains de
ses agents, en particulier dans une référence implicite au massacre du 17
octobre 1961.
Quelques mois après la relaxe provisoire des militants du collectif de
soutien aux sans-papiers de Rennes accusés d’avoir diffamé les agents de la
police de l’air et des frontières (Paf) [4
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb4], la décision de la Cour de
cassation sera d’une grande portée pour la liberté de parole des militants.
À plusieurs reprises, des membres du Réseau Éducation sans frontières
(RESF) ou d’autres organisations ont en effet été menacés d’être poursuivis
pour avoir, dans des tracts, qualifié de « rafles » les arrestations
massives d’étrangers diligentées par les autorités préfectorales.
Jusqu’ici, par crainte d’être déboutées devant les tribunaux, les autorités
n’ont pas mis ces menaces à exécution.
L’exemple pourrait cependant venir d’en haut : affublé, à l’image de son
prédécesseur, du titre de « ministre de la rafle et du drapeau » par les
militants du RESF, Éric Besson a récemment confié à une journaliste de
Libération qu’il avait envisagé de poursuivre pour diffamation les
principaux animateurs du réseau [5
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb5]. Si le ministre se sent
diffamé, c’est notamment parce qu’il s’entête à voir dans l’utilisation du
terme « rafle » une forme de révisionnisme historique consistant à minorer
la réalité de la persécution des Juifs sous l’Occupation. Il étend même ce
jugement fallacieux à des termes aussi peu connotés historiquement que
celui de « traque » : « *La traque, la délation, et tout le vocabulaire
qu’on voit fleurir, il est extrêmement daté, c’est l’extermination des
Juifs et des Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale et vous ne devriez
pas mêler les genres * [6 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb6]. »
Les militants des droits des étrangers sont pourtant bien moins que le
ministre obsédés par la période des « * années noires* ». Certes, ces
dernières sont parfois une ressource argumentative utilisée pour susciter
l’indignation de l’auditoire ou du lectorat. Les parallèles historiques
sont cependant de plus en plus utilisés avec précaution [7
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb7], afin d’éviter les
amalgames et une « concurrence des victimes » forcément réductrice de la
réalité des persécutions subies par les uns et les autres. Surtout, le plus
souvent, les partisans de la cause des étrangers sans papiers font
référence à des « procédés », des « techniques », telles les rafles,
sans forcément les ancrer dans une période historique [8
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb8].
Il suffit d’ailleurs de fréquenter les listes de diffusion militantes pour
vérifier que, si l’usage du terme est extrêmement courant, il n’est
absolument pas polémique. Il vise certes à alerter au sujet d’opérations en
cours ou à venir. Mais, le plus souvent, il sert simplement à décrire des
interventions policières répondant à la définition, connue depuis au moins
1829, d’« *arrestations massives opérées à l’improviste par la police dans
un lieu suspect* ». Cette explication tirée du Petit Robert laisse pendante
la question du caractère « improviste » de l’action, en fait souvent
organisée bien en amont des arrestations. Les militants qui les dénoncent
ont cependant bien compris que le rendement des rafles dépend d’un effet de
surprise.
Dans sa brièveté et son caractère descriptif, la définition citée cidessus
permet en tout cas de mieux comprendre pourquoi de nombreuses organisations
ont depuis quelques années fait force usage du terme de « rafle ». Ce
phénomène renvoie avant tout au processus de transformation de tout
étranger en suspect susceptible d’alimenter la machine à expulsion. Il
marque donc la diffusion et l’extension d’une technique policière, et non
une hypothétique radicalisation militante [9
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb9].
Petite histoire de la police des « indésirables »
Au milieu du XIXe siècle, à un moment où la police parisienne se
réorganisait, les agents de la préfecture de police furent de plus en plus
impliqués dans la normalisation d’espaces publics principalement dédiés à
la circulation des hommes et des marchandises [10
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb10]. Au cours des décennies
suivantes, dans les quartiers populaires, les habitudes de vie dans la rue
et les résistances à l’ordre imposé par les sergents de ville étaient
cependant telles que ces derniers étaient parfois contraints d’intervenir
en grand nombre pour s’imposer au moins provisoirement.
Quand ils s’attaquaient à des populations décrites comme « * indésirables* »
– par exemple les prostituées, les enfants mendiants ou les vagabonds –,
leur tâche était facilitée car ils ne rencontraient alors généralement
guère d’opposition. Les arrestations et conduites au poste de prostituées
ou de femmes considérées comme telles donnèrent cependant lieu à de
nombreux abus et violences. Ces opérations s’effectuaient d’ailleurs
parfois sous les lazzis de la foule. À partir des années 1880, elles furent
même l’objet de virulentes campagnes de presse contre la préfecture de
police et le réglementarisme prostitutionnel [11
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb11].
Les contemporains désignaient ces opérations de « nettoiement » de
l’espace public par les termes de « battues », « razzias » ou «
l’internement administratif des personnes arrêtées, soit dans les «
*hôpitaux-prisons * » pour les prostituées (par exemple l’hôpital
Saint-Lazare), soit dans les anciens dépôts de mendicité (telle la maison
départementale de Nanterre ouverte en 1887) pour les « clochards ».
Dans l’entre-deux-guerres, la généralisation des techniques
d’identification et de la « * mise en carte* » des étrangers constitua ces
derniers en une des principales « * clientèles* » policières visées par les
rafles. Dans les années 1930, les « rondes-battues » et autres rafles
furent utilisées afin d’alimenter les expulsions massives d’étrangers «
indésirables » [12 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb12]. Les
mêmes procédés furent observés à grande échelle pendant la guerre d’Algérie
quand, à période régulière, des quartiers entiers furent « bouclés » afin
d’alimenter les « refoulements », en particulier quand les bateaux au
départ de Marseille n’étaient pas remplis.
Si, d’une période à une autre, les populations principalement visées ont
évolué en fonction des préoccupations politiques du moment, les techniques
policières n’ont, elles, guère changé. Elles délimitent ce qu’on peut
appeler un répertoire d’action de la rafle. On peut ainsi énumérer les
principales techniques et pratiques qui le définissent : un investissement
massif de quartiers populaires par des agents en tenue, des contrôles
d’identité sur des individus désignés par leur apparence et leur
indésirabilité politique et sociale, préalables à un enfermement sans
décision judiciaire, voire à un éloignement selon des modalités
administratives ou extra-légales.
À l’époque contemporaine, les « opérations de sécurisation » et les
contrôles d’identité massifs diligentés à l’initiative de procureurs de la
République ou dans le cadre du plan Vigipirate afin de « faire du chiffre »
en matière d’expulsion et de créer un climat de peur parmi les étrangers en
situation irrégulière entrent donc pleinement dans ce répertoire d’action
de la rafle. Cette déclinaison présente d’un dispositif vieux de près d’un
siècle et demi vise une population fragilisée par les politiques et
discours actuels. Depuis le milieu du XIXe siècle, ce répertoire d’action a
périodiquement gagné en envergure et en intensité à chaque fois que le
pouvoir politique n’a eu que des réponses policières et communicationnelles
à opposer aux problèmes sociaux qu’il ne savait, ou ne souhaitait, résoudre.
Les continuités observées dans la mise en oeuvre de pratiques
professionnelles s’accompagnent cependant de moments de basculement. Ainsi,
pendant la Seconde Guerre mondiale, la collaboration policière fut sans
aucun doute la plus dramatique de ces ruptures : l’internement
administratif préexistait à ces années mais, dans le cas des Juifs, il
servit à alimenter la politique d’extermination mise en oeuvre par les
autorités allemandes. Les 16 et 17 juillet 1942, l’opération « *vent
printanier* » se traduisit, dans la seule région parisienne, par
l’arrestation de 13 000 Juifs, d’abord internés dans le 15e arrondissement,
au vélodrome d’Hiver, puis au camp de Drancy, avant d’être transférés vers
les camps d’extermination. La technique policière utilisée à l’été 1942 ne
ressortit pas à proprement parler au répertoire d’action de la rafle. Il
s’agit en fait d’arrestations à domicile opérées grâce à la constitution
préalable d’un fichier. Ce n’est qu’à partir des années 1960 que cette
opération de police, semblable à nulle autre dans l’histoire de la France
contemporaine, fut universellement connue sous le nom de « *rafle du Vél
d’Hiv* » [13 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb13].
Le mot « rafle » n’avait lui jamais cessé d’être employé : les préfets de
police de l’après-guerre (Charles Luizet puis Roger Léonard) en faisaient
même un usage abondant quand il s’agissait de chasser de l’espace public
les prostituées, les vagabonds ou les Algériens, alors nombreux à n’avoir
d’autre lieu de vie que les rues parisiennes. Le Mrap de l’époque ne se
privait d’ailleurs pas de dénoncer les « arrestations au faciès » et de
faire des parallèles avec les « rafles » perpétrées sous l’Occupation [14
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb14].
On peut d’ailleurs observer que c’est à la fin de la guerre d’Algérie,
quand ces rafles se multiplièrent et firent l’objet de dénonciations
virulentes, qu’elles disparurent du vocabulaire policier. Cette évolution
lexicale fut notamment opérée sous l’action du préfet Papon, en poste entre
1958 et 1967 : adepte de la technique de la rafle, il veilla à ce qu’elle
ne soit pas ternie par l’emploi d’un mot qui, de plus en plus, était
utilisé dans une perspective dénonciatrice [15
https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nb15].
Un « sale boulot »
Si les techniques policières de la rafle et de l’arrestation sur fiches à
domicile sont distinctes, elles entretiennent cependant certains rapports.
Quand les premières ne suffisent plus à alimenter la machine à exclure et
éventuellement expulser, la seconde prend le relais : c’est sous la
pression de la politique des quotas d’expulsions que la traque aux
sanspapiers a généré la multiplication des rafles et la réapparition des
arrestations à domicile de personnes sous le coup d’une obligation de
quitter le territoire français.
En participant à ces tâches qui ont eu pour conséquence la mort de
plusieurs personnes, décédées en tentant de fuir un domicile dans lequel
elles se croyaient protégées des opérations policières, nombre d’agents ont
l’impression d’accomplir un « sale boulot ». Si ces arrestations sur
fiches ne se sont pas multipliées autant que le souhaitaient les pouvoirs
publics, ce n’est cependant pas en raison des résistances policières. La
principale explication réside plutôt dans le fait que des groupes militants
ont dénoncé avec force les techniques employées.
Il convient donc de ne pas abdiquer devant les usages falsifiés de
l’histoire et les rodomontades d’Éric Besson : le terme rafle est non
seulement dénonciateur mais également analytique et descriptif. Renoncer à
l’utiliser reviendrait à entourer de silence des techniques policières qui
ont traversé les décennies et ont toujours visé les groupes les plus
fragiles politiquement et socialement. Or, ce ciblage est justement
effectué dans l’espoir que les victimes restent sans voix face à un
dispositif qui se déploie aux confins du droit et prend de l’ampleur tant
qu’il ne rencontre pas d’oppositions politiques. Si désigner les rafles
n’empêche pas forcément qu’elles soient effectuées, il est évident que,
pour le pouvoir actuel, disqualifier l’usage du mot est surtout une manière
de favoriser la perpétration de ce mode d’action inique.
p.-s. Cet article est paru dans le numéro 81 de la revue Plein droit
(publication
du GISTI http://www.gisti.org/), juillet 2009. « La police et les
étrangers (1) ».
notes
[1 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh1] Le mail de Gérard
Chevrot disait plus exactement : *« Faut faire le chiffre quand on a de
l’ambition. Comme Papon et ses chefs en d’autres temps ? »*. Celui d’Yves
Ribault disait : *« En d’autres temps, d’autres fonctionnaires zélés ont
obéi ainsi aveuglément, sans états d’âme… C’était à Vichy ! »*. Celui de
Valérie Martinez demandait que « cesse le scandale des rafles ».
[2 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh2] Voir notamment « Welcome,
le film qui voudrait mettre fin à l’article 622-1
http://ecrannoir.fr/blog/blog/tag/eric-besson/ ».
[3 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh3] Lettre ouverte de
Philippe Lioret à Éric Besson, publiée in Le Monde, 11 mars 2009.
[4 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh4] Le procureur de la
République a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Rennes.
Voir « Les pratiques de la PAF sur la sellette », Plein droit, n° 80, mars
2009 http://www.gisti.org/spip.php?article1405.
[5 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh5]
http://immigration.blogs.liberation.fr
[6 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh6] Sur les ondes de France
Inter
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=78365, le
8 avril 2009, en réponse à une adresse de Bernard Guetta dans laquelle
nulle référence n’était faite à la période des années 1930-1940.
[7 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh7] Emmanuel Terray, «
1942-2006 :
réflexions sur un parallèle historique contesté
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1810 ».
[8 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh8] « Après un nouveau
drame, E. Terray, J.-P. Dubois et Laurent Giovannoni reviennent sur le mot
“rafle” http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2279 ».
[9 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh9] Communiqué de la Cimade,
« Cela s’appelle une rafle !!!
http://www.cimade.org/regions/languedoc-roussillon/nouvelles/325-Cela-s%E2%80%94appelle-une-RAFLE
»,
25 octobre 2007.
[10 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh10] Quentin Deluermoz,
« Circulations et élaborations d’un mode d’action policier : la police en
tenue à Paris, d’une police “londonienne” au “modèle parisien” », *Revue
d’histoire des sciences humaines*, n° 19, 2008.
[11 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh11] Jean-Marc Berlière, *La
Police des moeurs sous la IIIe République*, Paris, Seuil, 1992.
[12 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh12] Clifford
Rosenberg, *Policing
Paris. The Origins of Modern Immigration Control between the Wars*, Ithaca,
Cornell University Press, 2006.
[13 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh13] Claude Levy, Paul
Tillard, La Grande Rafle du Vél d’Hiv, Robert Laffont, 1967.
[14 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh14] Jim House,* Antiracism
and Antiracist Discourse in France from 1900 to the Present Day*, Ph. D,
University of Leeds, 1997.
[15 https://lmsi.net/Ce-que-rafler-veut-dire#nh15] Emmanuel Blanchard,
Encadrer des « citoyens diminués ». La police des Algériens en région
parisienne (1944-1962), thèse d’histoire, université de Bourgogne, 2008.