Fwd: 📰 (FR/EN) Revue de presse septembre 2025

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2026-1-2 17:46

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Revue de presse - Septembre 2025

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AFRIQUE

Libye

allemand lui aussi ciblé par un patrouilleur libyen*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGEmAqWzpGuARUuI3chd/1q9pSo3dVfGa*

», le 27 septembre 2025*

vessel*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGLdczLx0R3eXKD21vHt/Zh35bu5usV2B*”,

le 29 septembre 2025*

Dans la nuit du 25 au 26 septembre, le navire civil Sea-Watch 5 a essuyé

des tirs de la part des « garde-cĂŽtes » libyens, alors qu’il venait de

secourir 66 personnes en Méditerranée. Sea-Watch rappelle que le

patrouilleur utilisĂ© par les forces Libyennes leur a Ă©tĂ© fourni par l’Union

europĂ©enne, en particulier via l’Italie, dans le cadre du protocole

d’accord sur la migration conclu en 2017 entre l’Italie et la Libye,

renouvelĂ© depuis. L’organisation dĂ©nonce une complicitĂ© europĂ©enne dans ces

violences, alors que la Libye n’a aucune juridiction en eaux

internationales.

Cette nouvelle attaque survient un mois à peine aprùs que l’Ocean

Viking, navire civil de recherche et de sauvetage en mer de l’ONG SOS

MĂ©diterranĂ©e, a Ă©tĂ© visĂ© par les tirs d’un patrouiller libyen. Ces attaques

répétées marquent une escalade dans la violence exercée contre les

acteur·ice·s civil·e·s en mer. Elles sont les conséquences directes des

politiques europĂ©ennes d’externalisation, qui dĂ©lĂšguent aux autoritĂ©s

libyennes le contrĂŽle des mouvements migratoires. En contribuant Ă  former

et équiper[1] <#m_-4214147576706112806__ftn1> lesdits « garde-cÎtes »

libyens, sans jamais officiellement dénoncer leurs actions et exactions à

l’encontre des personnes exilĂ©es, l’Union se rend complice de violations

graves du droit international, y compris de l’usage disproportionnĂ© de la

force contre des acteur·ice·s civil·e·s. Ces pratiques créent une situation

de criminalisation du sauvetage en mer, entravent les mobilités et exposent

les personnes en migration Ă  des risques accrus : refoulements, violences,

dĂ©tentions arbitraires. À travers cette politique, l’Europe privilĂ©gie la

fermeture de ses frontiÚres au détriment de la protection des vies

humaines, et contribue Ă  l’impunitĂ© des milices opĂ©rant en MĂ©diterranĂ©e

centrale.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir en ce sens ; LaLibre, « Des

garde-cĂŽtes libyens formĂ©s et Ă©quipĂ©s par l’Union europĂ©enne tirent sur le

navire d’une ONG qui secourt des migrants

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGSV58AuBbD8d9Vm0Ds9/6eOblRSsoyyh»,

le 26 août 2025

Sénégal

trimestre 2025

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGZMXGzrMlMciyoVyWSP/rLoPvEkcvyXk

», le 3 septembre 2025

Les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises, par l’intermĂ©diaire du ComitĂ©

interministériel de lutte contre la migration irréguliÚre (CILMI),

annoncent avoir intercepté 1 946 personnes en migration entre janvier et

mars 2025. Parmi elles, prÚs de la moitié sont des ressortissant·e·s

étranger·Úre·s utilisant le Sénégal comme point de départ de leur parcours

migratoire. Les opĂ©rations ont conduit Ă  l’arrestation de 74 convoyeurs

présumés et à la saisie de 32 pirogues. Cette stratégie répressive, qui

s’accompagne d’un discours officiel sur la prĂ©vention des risques encourus

sur les routes de l’exil, s’inscrit dans un contexte de renforcement du

contrĂŽle maritime et des frontiĂšres.

DerriÚre la rhétorique de la « protection », ces mesures visent avant

tout Ă  empĂȘcher les dĂ©parts vers l’Europe, au prix d’arrestations massives

et de la criminalisation des mobilités. Elles répondent directement aux

pressions et aux partenariats internationaux, notamment avec l’Union

europĂ©enne et ses États membres, qui financent la surveillance des cĂŽtes

sénégalaises et conditionnent leurs aides à une coopération renforcée

contre la migration dite “irrĂ©guliĂšre”. Cette politique de verrouillage

accroĂźt les risques de violations des droits et pousse les personnes en

exil Ă  emprunter des routes plus dangereuses.

MOYEN-ORIENT

Liban

Liban vers Homs, Hama et Idleb*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGgDzPooXvW6oo7Fwp2f/PkjJ1UoMqnhh*

», le 11 septembre 2025.*

Le 11 septembre 2025, prÚs de 300 Syrien·ne·s ont été renvoyé·e·s du

Liban vers Homs, Hama et Idleb, dans le cadre d’une opĂ©ration de retours

dits « volontaires » mise en place par le concours du HCR, de l’OIM et de

la Sûreté générale libanaise. Les autorités libanaises, sous pression

économique et sociale, promeuvent ces renvois en offrant une aide

financiÚre et en levant temporairement les amendes pour séjour

administratif irrĂ©gulier. Ce dispositif s’inscrit dans un programme plus

large, depuis le dĂ©but de l’annĂ©e prĂšs de 238 000 Syrien·ne·s auraient dĂ©jĂ 

été renvoyé·e·s en Syrie.

DerriĂšre la rhĂ©torique humanitaire et l’étiquette « volontaire », ces

renvois se déroulent dans un contexte marqué par des violations répétées de

droits, et des pressions croissantes sur les Syrien·ne·s au Liban :

stigmatisation, violences antisyriennes, absence d’accùs aux droits

fondamentaux et aux soins de santé[1] <#m_-4214147576706112806__ftn1>. Dans

ces conditions, beaucoup n’ont d’autre option que de repartir, mĂȘme vers un

pays qui reste profondément instable et dangereux. Malgré le renversement

du rĂ©gime de Bachar al-Assad en dĂ©cembre 2024, la Syrie continue d’ĂȘtre

marquĂ©e par des violations massives des droits de l’Homme, une Ă©conomie en

ruines et des zones de guerre toujours actives[2]

<#m_-4214147576706112806__ftn2>. En organisant et en facilitant ces

renvois, les autorités libanaises et les agences internationales

fragilisent le droit d’asile et exposent des milliers de personnes à des

risques graves de persécution, de violences et de déplacements forcés.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir en ce sens ; L’Orient-le-Jour, « Le

HCR cessera de financer les hospitalisations des rĂ©fugiĂ©s au Liban d’ici la

fin de 2025

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGn5RYdlj5faudPzv7cv/o19RZfdjDEji»,

le 28 mai 2025

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Voir notamment, Le Monde, « Négociations

pour un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, aprĂšs des combats meurtriers

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGtwthSiuFp50SijtQDB/kndUpHSGMGr7

»,

le 14 juillet 2025

ÉTATS MEMBRES DE L’UNION EUROPÉENNE

Allemagne

sinkender Asylzahlen: Grenz-Politik ohne Ausstiegsplan ?*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsDhYHeatvzmLoydRwHO5Z/n9m5kt_GfWDm*

», le 3 septembre 2025*

Le ministre de l’IntĂ©rieur allemand, Alexander Dobrindt, a annoncĂ© que

l’Allemagne allait renouveler, pour la pĂ©riode allant du 16 septembre 2025

au 15 mars 2026, les contrĂŽles aux frontiĂšres intĂ©rieures de l’espace

Schengen. Il a dĂ©clarĂ© que l’Allemagne continuera de maintenir de tels

contrĂŽles, en faisant valoir que « l’immigration irrĂ©guliĂšre constitue une

grave menace pour l’ordre public et la sĂ©curitĂ© »[1]

<#m_-4214147576706112806__ftn1> et ce, tant que le systĂšme de protection

des frontiĂšres extĂ©rieures de l’Union europĂ©enne ne sera pas pleinement

opérationnel.

Ce rĂ©tablissement Ă©tait prĂ©visible, il s’inscrit dans le tournant

restrictif engagé par le chancelier Merz depuis sa prise de fonction en mai

  1. Il s’agit en vĂ©ritĂ© d’une pratique quasi constante et dĂ©complexĂ©e de

certains États membres de l’Union europĂ©enne, dont l’Autriche, la Pologne

ou la France[2] <#m_-4214147576706112806__ftn2>. En principe, le code

frontiÚre Schengen (CFS) conditionne le rétablissement des contrÎles aux

frontiĂšres intĂ©rieures Ă  une durĂ©e maximale de 6 mois, sauf Ă  ce que l’État

membre justifie d’une menace grave pour l’ordre public ou la sĂ©curitĂ©

intérieure. Auquel cas, depuis la réforme du CFS en mai 2024, les contrÎles

peuvent ĂȘtre rĂ©introduits pour une durĂ©e n’excĂ©dant pas trois annĂ©es

consécutives. En pratique, les réintroductions de contrÎles aux frontiÚres

intérieures, sont justifiées par une utilisation dévoyée du CFS. DerriÚre

la logique sécuritaire de ces contrÎles, souvent réalisés « au faciÚs »,

l’objectif des autoritĂ©s est d’entraver la mobilitĂ© et de refouler

massivement les personnes en migration pour les empĂȘcher notamment de

dĂ©poser une demande d’asile en Allemagne.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir sur le site de la Commission

européenne

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsE9szr1II5hW52SplG7nd/CiYyWgBWKw53

.

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Voir en ce sens la lettre ouverte du

Gisti et de l’AnafĂ© Ă  la Commission europĂ©enne

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsEcDi3RgeBcgL6IDaErVh/1lazbhJuwfS5

en date du 17 octobre 2024.

Belgique

l’aĂ©roport de Bruxelles*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsF4YQFs50HXqbA7bPDbDl/AKeus3gmi6Ce*

», le 8 septembre 2025*

Huit agents de Frontex ont pris leurs fonctions début septembre 2025 à

l’aĂ©roport de Bruxelles-Zaventem, une premiĂšre en Belgique. Ce dĂ©ploiement

s’appuie sur la loi dite « Frontex », adoptĂ©e le 16 mai 2024, et sur un

arrĂȘtĂ© royal d’avril 2025 qui ouvre la voie Ă  une prĂ©sence permanente de

l’agence europĂ©enne sur le territoire belge, notamment en gare et Ă 

l’aĂ©roport, pour procĂ©der Ă  des contrĂŽles, arrestations et expulsions.

Jusqu’à 100 agents pourront Ă  terme ĂȘtre dĂ©ployĂ©s et participer aux

procĂ©dures d’expulsion. PrĂ©sentĂ©e comme un simple renfort « technique »

placĂ© sous l’autoritĂ© des policiers belges, cette installation vise

explicitement à augmenter le nombre d’expulsions.

Ce dĂ©ploiement pose problĂšme en matiĂšre d’accĂšs aux droits, parce qu’il

n’apporte aucune garantie effective contre les violences et traitements

inhumains ou dĂ©gradants qui pourrait rĂ©sulter de la prĂ©sence de l’agence

européenne, laquelle est juridiquement intouchable[1]

<#m_-4214147576706112806__ftn1>. Dans un contexte oĂč Frontex est dĂ©jĂ  mise

en cause pour complicitĂ© ou complaisance dans des refoulements en mer ÉgĂ©e

ou aux frontiĂšres balkaniques[2] <#m_-4214147576706112806__ftn2>, cette

implantation en Belgique marque une nouvelle étape de la banalisation des

pratiques répressives contre les personnes en exil, avec la complicité

active des institutions européennes et nationales.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir le communiqué de Migreurop du

26 octobre 2024, Frontex célÚbre 20 ans de violations des droits en toute

impunité

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsFWt8SITMNT0rDwzECKvp/AQh18rr-6ag8

.

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Voir la note n°3 de Migreurop, Frontex :

Une agence européenne hors de contrÎle

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsFzDqeiriTOB7HmN3B4dt/SvrSfkHFVewT

.

Espagne

un cayuco hasta Canarias*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGRYYr9G4ZJLNLbks9oLx/Q70pHGS5UN4S”,

le 17 septembre 2025

Le 24 août dernier, une pirogue partie du Sénégal avec à son bord

environ 300 personnes a été secourue au large de Gran Canaria aprÚs 11

jours de traversĂ©e. À bord, les survivant·e·s ont rapportĂ© des violences

extrĂȘmes : des dizaines de passager·e·s auraient Ă©tĂ© frappé·e·s,

torturé·e·s et plus de 50 personnes auraient été jetées par-dessus bord. La

police espagnole a interpelé 19 personnes, lesquelles ont été condamnées

pour homicides et aide Ă  l’entrĂ©e au sĂ©jour irrĂ©gulier.

DerriÚre la mise en avant des arrestations, ce drame révÚle surtout la

violence structurelle des politiques migratoires européennes. La politique

de fermeture des frontiÚres entrave la mobilité des personnes en migration,

lesquelles faute de pouvoir obtenir un visa afin de voyager en toute

sĂ©curitĂ©, sont contraintes d’emprunter la route atlantique, considĂ©rĂ©e

comme l’une des plus dangereuses au monde[1] <#m_-4214147576706112806__ftn1>.

En sus, la multiplication des interceptions financĂ©es par l’Union sur la

façade atlantique entraßne un allongement des routes, alors que les

embarcations sont déjà surchargées et dérivent souvent pendant des jours,

laissant ceux qui s’y trouvent sans eau ni nourriture. En criminalisant

uniquement ceux qu’elle identifie comme des « passeurs », la justice

espagnole détourne le regard et participe à la stigmatisation des personnes

exilées, qui souvent se retrouvent désignées comme responsables de la

navigation par nĂ©cessitĂ© ou sous la menace, alors qu’elles sont elles-mĂȘmes

victimes du systĂšme qui les pousse Ă  risquer leur vie en mer.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir en ce sens, le rapport de

Caminando Fronteras, « Suivi du droit Ă  la vie – annĂ©e 2024

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGttH3ZeQfEVdPR8h8Y41/uG2lsqjEJsxU

».

France

» de migrants pour recruter*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsHMDzG02ml9ftTGWW7Hm5/49XO788ytUmK*

», le 22 septembre 2025*

DĂ©but septembre, lors d’une visioconfĂ©rence organisĂ©e par France

Travail, un ex-officier de liaison français de Frontex a présenté le métier

de garde-frontiÚres comme une opportunité pour les « jeunes hommes »

attirĂ©s par « la chasse ». L’agence cherche Ă  recruter 500 nouveaux agents

d’ici janvier 2026, en abaissant le niveau d’étude requis du bac+3 au

baccalauréat et en offrant un salaire attractif. Officiellement, Frontex

met en avant la vérification de documents et la gestion administrative des

mouvements migratoires, mais les propos tenus révÚlent une vision

militarisĂ©e et violente du mĂ©tier, centrĂ©e sur l’interpellation et la

traque des personnes en migration.

Cette communication illustre le dĂ©calage entre l’image policĂ©e que

Frontex veut donner et la réalité de ses pratiques, à savoir une agence

dotĂ©e d’un budget colossal, qui recrute en masse pour renforcer une

politique europĂ©enne d’externalisation et de refoulement, attentatoire aux

droits fondamentaux des personnes en migration. L’usage du mot « chasse »

en dit long sur Frontex : il traduit une conception déshumanisante des

exilé·e·s considéré·e·s comme des cibles à traquer et participe de leur

stigmatisation en tant que « criminel·le·s ». Cette nouvelle révélation

s’inscrit dans un contexte oĂč l’agence europĂ©enne est dĂ©jĂ  Ă©claboussĂ©e par

des accusations de complicitĂ© de crimes contre l’HumanitĂ©[1]

<#m_-4214147576706112806__ftn1> pour avoir couvert ou participé à des

refoulements violents menĂ©s en mer ÉgĂ©e ou aux frontiĂšres de la route des

Balkans. Sous couvert de renforcer la sĂ©curitĂ© des frontiĂšres, l’agence

européenne, consolide un appareil répressif qui banalise la violence,

fragilise le droit d’asile et alimente la criminalisation des

migrations : « *si France travail a condamné les propos tenus lors de

cette visioconfĂ©rence, l’agence, elle, n’a rien dĂ©savou*Ă© »[2]

<#m_-4214147576706112806__ftn2> .

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir en ce sens ; Mediapart, « Fabrice

Leggeri, ancien patron de Frontex, accusé de complicité de crime contre

l’humanitĂ©

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsHoYhSQR8r4q9X5uL61U9/AovosNLLunF2

»,

le 24 avril 2024.

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Voir notamment, le communiqué du

Gisti, « France Travail offre une Tribune à Frontex pour de la chasse aux

migrants

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsDhf96jitAwVJ4SkgFgfp/4_s973pTGYxE»,

le 26 septembre 2025

GrĂšce

forcĂ©s” des demandeurs d’asile dĂ©boutĂ©s*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsE9zrJA7FGrfZ8I8VEQNt/CW8P5SZ2luMf*

», le 3 septembre 2025*

criminalisation des migrants*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsEcKZVaVbMmppC7WKDA5x/i3cQrdkdJbBU*

», le 2 septembre 2025*

La GrÚce durcit encore sa politique migratoire, la loi votée le 3

septembre 2025 introduit des peines d’emprisonnement et des amendes pour

les personnes dĂ©boutĂ©es de l’asile qui se maintiennent sur le territoire et

supprime le mécanisme de régularisation pour les personnes dépourvues de

documents en rĂšgle justifiant d’une rĂ©sidence de sept ans sur le territoire

national. Les demandeur·se·s qui verront leurs demandes rejetées disposent

dĂ©sormais d’un dĂ©lai de « dĂ©part volontaire » de 14 jours, contre 25

auparavant, pour quitter le territoire, faute de quoi ils encourent jusqu’à

cinq ans d’emprisonnement et 10 000 euros d’amende pour « entrĂ©e

irréguliÚre » sur le territoire. La loi prévoit également que les personnes

expulsĂ©es pourront ĂȘtre contraintes de porter un bracelet Ă©lectronique

jusqu’à leur sortie du territoire, et la durĂ©e du placement en dĂ©tention

administrative est portée de 18 à 24 mois, comme par anticipation du

RĂšglement retour pourtant toujours en discussion, mais surtout, en

violation de l’actuelle Directive retour.

En assimilant le séjour irrégulier à une infraction pénale, la GrÚce

choisit de criminaliser l’exil et participe une fois encore à la

stigmatisation des personnes en migration, en violation de la jurisprudence

de la Cour de justice, laquelle a statuĂ© que l’irrĂ©gularitĂ© du sĂ©jour ne

constitue pas un motif suffisant pour entraßner une sanction pénale.

L’accĂ©lĂ©ration des renvois forcĂ©s, prive les exilé·e·s de leur droit Ă  un

recours effectif et augmente le risque qu’il·elle·s soient expulsé·e·s vers

des pays oĂč leur vie et leurs droits sont menacĂ©s, en violation de la

Convention europĂ©enne des droits de l’Homme. La mise en Ɠuvre de cette loi

reste largement dĂ©pendante de l’obtention des laissez-passer consulaires,

ce qui risque de généraliser la détention des personnes en migration au

mépris de leurs droits fondamentaux. La suppression des voies de

régularisation, condamne des milliers de personnes vivant en GrÚce depuis

plusieurs années à une précarité et une insécurité juridique permanentes,

en méconnaissance de leurs droits les plus fondamentaux.

La logique dissuasive de cette loi n’empĂȘchera pas les traversĂ©es de la

Méditerranée, mais elle poussera les exilé·e·s vers des routes plus longues

et périlleuses, accroissant ainsi le nombre de naufrages, et plus

généralement les risques qui pÚsent eux·elles.

Italie

disparaütre” : l’avion de Pilotes Volontaires qui aide les migrants en

Méditerranée saisi *

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsF4fHi0txSi05Fwu9Bto1/wLobPXzZ08yu*»,

le 15 septembre 2025*

migranti: multa di centomila euro al velivolo Colibri 2, partner delle ong*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsFWzzuRIJYdALJmHyAdW5/yaU7Y479woqV*”,

le 12 septembre 2025*

Le 5 septembre 2025, l’Italie a immobilisĂ© pour 20 jours l’aĂ©ronef

d’observation « Colibri 2 » de l’ONG Pilotes Volontaires et condamnĂ©

l’organisation au paiement d’une amende de 100 000 euros. L’appareil est

utilisĂ© pour repĂ©rer en mer les embarcations d’exilé·e·s en dĂ©tresse en

MĂ©diterranĂ©e centrale et notamment entre l’Italie, la Tunisie et la Libye.

Selon l’association, la saisie est rendue possible en application du

décret-loi Flussi, qui impose aux humanitaires volants de signaler toute

embarcation repérée aux centres de coordination et aux autorités des zones

adjacentes, y compris aux “garde-cîtes” libyens et tunisiens.

En criminalisant les acteurs civils de recherche et de sauvetage en mer

et en prononçant à leur encontre des sanctions financiÚres largement

disproportionnĂ©es, l’Italie affiche la volontĂ© d’entraver leur action,

voire mĂȘme Ă  terme de les faire disparaĂźtre, au risque d’engendrer

davantage de naufrages, les patrouilles navales étatiques en mer

Méditerranée ayant été retirées en 2019 au profit de la surveillance

aĂ©rienne. Cette immobilisation s’inscrit dans une tendance rĂ©pressive

inquiétante des autorités italiennes[1] <#m_-4214147576706112806__ftn1>, et

ce malgré une décision de la Cour constitutionnelle italienne[2]

<#m_-4214147576706112806__ftn2> jugeant en ce sens que toute décision

fondée sur des normes punitives et discriminatoires, contournant le droit

maritime international, devait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme illĂ©gale et

illégitime.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir la revue de presse de juillet

2025

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsFzKi6rgfeYKbNbfn9NE9/EbCapZp8sR2o

.

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Ibid.

Pays-Bas

du droit d’asile en Ouganda*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGRfQJI51kTUrRR3c86wD/-_1j15O9n0qP*

»,

le 30 septembre 2025*

Le 25 septembre 2025, les Pays-Bas et l’Ouganda ont signĂ© une lettre

d’intention en marge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, visant Ă  crĂ©er un

« centre de retour » pour les demandeur·euse·s d’asile dĂ©bouté·e·s. Ce

projet pilote prĂ©voit d’envoyer en Ouganda des personnes qui ne peuvent pas

ĂȘtre renvoyĂ©es directement vers leur pays d’origine, notamment si celui-ci

est voisin de l’Ouganda. PrĂ©sentĂ© comme une « solution innovante » par le

gouvernement nĂ©erlandais, ce plan s’inscrit dans la lignĂ©e des politiques

d’externalisation dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©es ailleurs en Europe. Il rappelle

notamment le deal britannique d’expulsion vers le Rwanda, jugĂ© illĂ©gal en

2023 par la Cour suprĂȘme du Royaume-Uni[1] <#m_-4214147576706112806__ftn1>.

Ce projet, annoncé dans un climat politique marqué par la montée de

l’extrĂȘme droite et des manifestations anti-migrants aux Pays-Bas, alimente

de vives critiques, particuliÚrement au regard du bilan contesté de

l’Ouganda en matiùre de droits humains[2] <#m_-4214147576706112806__ftn2>.

Ce projet affiche l’ambition nĂ©erlandaise d’expulser les personnes

exilées, non plus seulement de ses frontiÚres, mais du continent européen.

En envoyant des personnes dĂ©boutĂ©es de l’asile dans un pays tiers comme

l’Ouganda, les États europĂ©ens dĂ©lĂšguent aux États du Sud Global la gestion

de l’accueil (et potentiellement de l’expulsion) des personnes en

migration, au risque d’engendrer de graves violations des droits et de

dĂ©stabiliser les pays du Sud, qui accueillent dĂ©jĂ  nombre d’exilé·e·s.

DerriÚre le discours officiel qui insiste sur des « centres conformes aux

droits humains », ce type d’arrangement expose en rĂ©alitĂ© les personnes

concernées à un risque accru de persécutions, de violences et de violations

de leurs droits fondamentaux. En outre, ces accords informels créent une

zone d’opacitĂ© et de non-droit : Ă©loigné·e·s du regard de l’opinion

publique européenne et des institutions de contrÎle, les exilé·e·s sont

plus vulnérables aux abus et aux traitements inhumains ou dégradants. Cette

initiative nĂ©erlandaise, qui survient aprĂšs l’échec du modĂšle britannique

au Rwanda, poursuit en outre une tendance inquiétante : loin de tirer les

leçons des violations constatĂ©es, certains États europĂ©ens persistent Ă 

institutionnaliser l’externalisation, transformant les pays tiers en zones

de rĂ©tention et fragilisant toujours davantage l’accueil des personnes

exilées.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> UK’s supreme court, AAA and others

v. Secretary of State for the Home Departement

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGu08ViTNqOf7VGRR6qeH/CkvEjsi7L7N5,

15th of November 2023, UKSC 42

[2] <#m_-4214147576706112806__ftnref2> Voir en ce sens, le Rapport annuel

d’Amnesty international sur les droits humains en Ouganda en 2024

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsHMKqi8rjwJpNZ5pG5aML/e-yz_OOvL-3G

.

PAYS EUROPÉENS NON-MEMBRES DE L’UNION EUROPÉENNE

Royaume-Uni

one-in-one-out deal*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsHofYuZG62EzdcvD54K4P/niPqYubyaf40*”,

le 18 septembre 2025*

passe-t-il pour les migrants renvoyés en France ? *

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsDhm0YsXqM6enAI3QDzG5/N1uV95xYNuh9»,

le 26 septembre 2025

Depuis la mi-septembre, les premiers vols d’expulsion vers la France ont

commencé en application du nouvel accord réciproque dit « one in, one-out »

conclu le 10 juillet 2025. Pour rappel, Paris s’est engagĂ© Ă  « reprendre »

toute personne ayant traversĂ© la Manche et n’ayant pas demandĂ© l’asile ou

dont la demande d’asile a Ă©tĂ© jugĂ©e irrecevable au Royaume-Uni, en Ă©change

de l’admission sur le territoire britannique par voies dites rĂ©guliĂšres

d’un·e exilé·e.

Ces expulsions privent les demandeur·se·s d’asile de leur droit Ă  un

examen individualisĂ©, la seule circonstance qu’ils aient traversĂ© la Manche

Ă©tant suffisante pour que leur demande d’asile soit jugĂ©e irrecevable au

Royaume-Uni. Les candidat·e·s arbitrairement admis·es au Royaume-Uni se

voient initialement accorder un titre de sĂ©jour temporaire d’une durĂ©e de

trois mois sans autorisation de travail, mais il·elle·s n’ont aucune

garantie quant Ă  l’obtention a posteriori d’un droit au sĂ©jour, ni mĂȘme

quant Ă  leur expulsion Ă  dĂ©faut de l’obtention d’un droit au sĂ©jour. En

France, les personnes rĂ©admises n’ont guĂšre de perspectives : elles

pourront dĂ©poser leur demande d’asile Ă  condition de ne pas l’avoir dĂ©jĂ 

fait dans un autre pays, au risque d’ĂȘtre placĂ©es en procĂ©dure Dublin. A

défaut, elles seront placées en centre de rétention en vue de leur

expulsion du territoire.

members to country*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsEA6ilIwCS1p3E7RFCiy9/Mvk8fftIlWx5*”,

le 1er septembre 2025*

Le gouvernement britannique a suspendu le droit au regroupement familial

pour les réfugié·e·s et bénéficiaires de la « protection humanitaire ».

Cette procĂ©dure permet aux bĂ©nĂ©ficiaires d’une protection internationale de

solliciter un titre de séjour pour leur conjoint·e et leurs enfants, sans

avoir Ă  satisfaire aux conditions de ressources et de connaissance de la

langue anglaise qui sont exigées dans le cadre de la procédure de visa

familial. Le gouvernement fait savoir que cette mesure est temporaire, le

temps d’élaborer une rĂ©forme visant Ă  durcir les conditions de la procĂ©dure

de regroupement familial.

Avec la suspension du regroupement familial, les familles, qui ne

peuvent pas obtenir de visa afin de se déplacer en sécurité, sont

contraintes d’emprunter des routes, notamment maritimes, oĂč leurs vies sont

mises en danger. Cette suspension entraßne donc une séparation forcée des

familles, en mĂ©connaissance du droit Ă  la vie familiale tel qu’il est

protĂ©gĂ© notamment par l’article 8 de la Convention europĂ©enne des droits de

l’Homme. Cette mesure s’inscrit dans une logique globale de durcissement de

la politique migratoire au Royaume‑Uni et au-delà en Europe, l’Allemagne

ayant déjà suspendu la procédure de réunification pour les personnes

bénéficiaires de la protection subsidiaire[1]

<#m_-4214147576706112806__ftn1>.

[1] <#m_-4214147576706112806__ftnref1> Voir la revue de presse de mai 2025

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsEcRQxjKYXwzJHwp4BSgD/BAsoALXFWGbf

.

UNION EUROPÉENNE

Frontex

Frontex et des renvois vers des pays tiers*

https://2fm74.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsF4m9A9iuds9ZLmCtACOH/Q_5nDpBJZ2uw*

», le 29 septembre 2025*

Selon une note interne du Conseil de l’Union europĂ©enne, les États

membres dĂ©battront prochainement d’un Ă©largissement du mandat de Frontex.

L’objectif serait de permettre Ă  l’agence europĂ©enne non seulement de

renforcer sa coopĂ©ration avec les pays tiers, mais aussi d’organiser des

expulsions forcĂ©es entre États tiers, une option dĂ©jĂ  rejetĂ©e par deux fois

(2016, 2019) par le Parlement européen, colégislateur. Certains

gouvernements proposent mĂȘme de confier Ă  Frontex un rĂŽle au sein des

plateformes d’expulsion installĂ©es dans des pays tiers, prĂ©vues dans le

rÚglement retours proposé par la Commission européenne en mars 2025. Cette

derniĂšre a Ă©galement proposĂ© de tripler le personnel de Frontex d’ici 2027.

Cette note illustre la volontĂ© de l’Union europĂ©enne de renforcer une

fois encore l’agence europĂ©enne Frontex en dĂ©pit du bon sens, de pousser

toujours plus loin l’externalisation du contrîle migratoire et d’en faire

peser la charge sur les pays du Sud, au prix d’atteintes aux droits

fondamentaux des personnes exilées. En outre, la mise en place de

plateformes d’expulsion hors UE, combinĂ©e Ă  un triplement annoncĂ© des

effectifs de Frontex, consacre une logique de militarisation et de

dĂ©localisation des frontiĂšres europĂ©ennes. Cette orientation s’inscrit dans

la continuitĂ© du Pacte europĂ©en sur la migration et l’asile, adoptĂ© en

2024, et des pratiques dĂ©jĂ  contestĂ©es de l’agence. En donnant encore plus

de pouvoirs Ă  Frontex, l’UE lĂ©gitime une structure dĂ©jĂ  marquĂ©e par les

abus, et renforce une politique qui privilĂ©gie le contrĂŽle et l’expulsion

au dĂ©triment de l’accueil.

MIGREUROP

21 ter, rue Voltaire, 75011, PARIS

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