Tandis que la présidence danoise du Conseil EU se termine, les recommandations pour la prochaine présidence (Chypre) en termes de pacte migratoire:

miladyrenoirmiladyrenoir
2026-1-2 17:39

ANGLAIS

puis traduction en français en dessous

PUIS considération de l’OIM!!

A quelle “sauce” brune les personnes migrantes sont-elle “mangées”

#AbolishFrontex

À : csoaction_returnreg@framagroupes.org

Objet : [csoaction_returnreg] Update on draft Council Presidency Compromise

text

As expected, the Danish Presidency presented a draft compromise position on

the Regulation. Before you will find a short overview of some of the very

changes:

Key changes:

hubs, with weakened requirements on MS to inform the Commission prior to

concluding such an agreement, and expanded scope to families (while still

exempting UAM).

staying irregularly.

EU funds.

residence permit for humanitarian or other reasons at national level, which

would suspend the return decision.

than 10 in the EC proposal, while removing the possibility to extend the

entry ban, which under the EC proposal is possible for successive periods

of 5 years.

with: “Nothing in this regulation shall prevent Member States from

permitting or facilitating voluntary return of a TCN.”

security risk, including detaining in prisons not separate from other

prisoners.

non-cooperation including detention and other criminal sanctions foreseen

under national law, and includes the possibility of raising a third country

national’s residence and searching and seizing personal belongings without

their consent.

and removal of the automatic suspensive effect until the time within which

people may exercise their right to an effective appeal, i.e. possibility of

returning someone without effective remedy.

24 months maximum limit proposed by the EC. The grounds for detention are

expanded, and include “other relevant grounds in national law to ensure

effective return” (entailing a possible open list of grounds).

Comme prévu, la présidence danoise a présenté un projet de position de

compromis sur le règlement. Vous trouverez ci-dessous un bref aperçu de

certains des principaux changements.

Maintien de l’élargissement de la liste des pays de retour et de la

possibilité de créer des plateformes de retour, avec des exigences

assouplies quant à l’obligation pour les États membres d’informer la

Commission avant la conclusion d’un tel accord, et un champ d’application

élargi aux familles (tout en maintenant l’exemption des personnes en

situation irrégulière).

détecter les personnes en situation irrégulière.

d’utiliser les fonds européens.

d’octroyer un permis de séjour pour des raisons humanitaires ou autres au

niveau national, ce qui suspendrait la décision de retour.

maximale de 20 ans, au lieu de 10 ans dans la proposition de la Commission

européenne, et la possibilité de prolonger l’interdiction d’entrée, qui

était possible par périodes successives de 5 ans dans la proposition de la

Commission européenne, est supprimée.

par : « Aucune disposition du présent règlement n’empêche les États membres

d’autoriser ou de faciliter le retour volontaire d’un ressortissant de pays

tiers. » * Extension des dérogations pour les personnes présentant un

risque pour l’ordre public ou la sécurité publique, notamment la détention

dans des prisons non séparées des autres détenus. * Affirmation de la

portée des dispositions relatives aux procédures et aux garanties pour les

enfants. * Renforcement de l’obligation de coopération des personnes de

retour, élargissement des sanctions en cas de non-coopération, y compris la

détention et les autres sanctions pénales prévues par le droit national, et

possibilité de lever le statut de résidence d’un ressortissant de pays

tiers et de perquisitionner et saisir ses effets personnels sans son

consentement. * Affirmation de l’obligation d’informer une personne des

voies de recours juridiques dont elle dispose et suppression de l’effet

suspensif automatique jusqu’à l’expiration du délai d’exercice effectif du

droit de recours, c’est-à-dire la possibilité de renvoyer une personne sans

recours effectif. * Possibilité de prolonger la détention de six mois

supplémentaires au-delà de la limite maximale de 24 mois proposée par la

Commission européenne. Les motifs de détention sont élargis et incluent

« d’autres motifs pertinents prévus par le droit national pour garantir un

retour effectif » (ce qui pourrait donner lieu à une liste non exhaustive

de motifs). * Dispositions assouplies relatives aux conditions de

détention.

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La présidence chypriote du Conseil de l’UE: 1er janvier - 30 juin 2026

Chypre assure pour la deuxième fois la présidence tournante du Conseil,

cette fois dans le cadre d’un trio de présidences avec la Pologne et le

Danemark. Sous la devise “Une Union autonome – ouverte sur le monde”,

Chypre œuvrera en faveur d’une Union plus autonome. “L’autonomie constitue

la prochaine étape nécessaire dans l’évolution de notre projet

d’intégration européenne.”.

https://www.consilium.europa.eu/fr/council-eu/presidency-council-eu/#gsc-main-content

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COMMUNIQUÉ -

GLOBAL

17 DÉCEMBRE 2025

L’OIM publie ses recommandations en matière de migration à l’intention de

la nouvelle présidence chypriote de l’UE

L’OIM recommande à la présidence chypriote de l’UE des politiques

migratoires ambitieuses, inclusives et documentées. Photo : Union européenne

Bruxelles, le 17 décembre 2025 – L’Organisation internationale pour les

migrations (OIM) a publié ses recommandations

https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Fglobalofficebrussels.iom.int%2Fsites%2Fg%2Ffiles%2Ftmzbdl2636%2Ffiles%2Fdocuments%2F2025-12%2Fiom-recommendations-cyprus-presidency-of-the-council-of-the-eu_0.pdf%3Futm_source%3DIOMPress%2BExternal%2BMailing%2BList%2B2022%26utm_campaign%3D9d6f3fc954-EMAIL_CAMPAIGN_2025_12_16_11_18%26utm_medium%3Demail%26utm_term%3D0_-9d6f3fc954-&data=05%7C02%7Ccdangelo%40iom.int%7Cc405131da81f4f14600908de3d710ebd%7C1588262d23fb43b4bd6ebce49c8e6186%7C0%7C0%7C639015752966942362%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&sdata=rwxVELmAvuc71MaFCyialDyAlvlhNZossqMxvAKNrXw%3D&reserved=0

en

matière de migration à l’intention de Chypre, qui assumera la présidence

tournante du Conseil de l’Union européenne (UE) à partir de

janvier 2026. Étant donné que la présidence chypriote se penchera

spécifiquement sur la mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile,

l’OIM recommande la mise en place de politiques migratoires ambitieuses,

inclusives et documentées afin de répondre à l’évolution du paysage de la

mobilité en Europe et au-delà.

« L’OIM se réjouit de l’opportunité de travailler en étroite collaboration

avec la présidence chypriote sur un programme européen global en matière de

migration », a déclaré Lukas Gehrke, directeur du bureau mondial de l’OIM à

Bruxelles. « Nos recommandations sont basées sur notre expertise

mondiale et visent à aider l’UE et ses États membres à renforcer le système

européen de migration afin qu’il soit efficace et juste. »

Chypre prend la présidence à un moment décisif pour le programme de l’UE en

matière de migration, alors que les arrivées irrégulières et les demandes

d’asile sont au plus bas depuis des années et que la

pression démographique rappelle le rôle essentiel de la migration

réglementée pour renforcer la main-d’œuvre vieillissante en Europe.

L’OIM a rédigé des recommandations qui reposent sur trois piliers afin

de répondre à l’évolution du paysage migratoire en Europe et dans les

pays alentour. En adoptant une gouvernance basée sur des données précises,

en travaillant à la mise en œuvre du Pacte sur la migration au sein de l’UE

et en favorisant des partenariats résilients pour la dimension migratoire

extérieure de l’UE, la présidence peut renforcer sa gouvernance des

migrations, continuer à assurer la protection des

migrants et rendre les États membres et les régions partenaires plus

résilients.

L’OIM préconise des systèmes de données migratoires ciblés et fiables et

des analyses enrichies par les données, deux éléments

indispensables pour prendre des décisions politiques en connaissance de

cause, permettre un meilleur suivi et garantir que la gouvernance

migratoire s’appuie sur des prévisions fiables et des résultats mesurables.

Il est essentiel que l’UE utilise les données afin d’anticiper et de réagir

de manière équitable et efficace à l’évolution de la dynamique migratoire.

Chypre, située à la frontière sud-est de l’UE et forte de son expérience en

matière de migration, jouera un rôle central pendant sa présidence en 2026.

Elle mettra en œuvre le Pacte européen sur la migration et l’asile

et veillera à ce que les engagements pris se traduisent par des

améliorations concrètes en matière de gestion des frontières, de conditions

d’accueil et de mécanismes de solidarité.

L’OIM soutient les préparatifs en vue du lancement du Pacte sur la

migration en juin et continue de souligner l’importance de politiques

efficaces qui sauvent des vies, réduisent la migration irrégulière et

préviennent l’exploitation des migrants par les réseaux de

passeurs. L’Organisation encourage la présidence

à renforcer les systèmes de retour au pays afin qu’ils soient respectueux

des droits humains et efficaces, ainsi que la réintégration durable des

migrants de retour.

L’OIM recommande le développement et l’amélioration des voies de migration

sûres et régulières, notamment des programmes de mobilité des travailleurs,

afin de répondre aux besoins démographiques et aux besoins du marché du

travail. Parallèlement, elle encourage la présidence à promouvoir des

stratégies globales d’intégration et d’inclusion qui renforcent la

participation sociale et économique et favorisent la cohésion

communautaire.

Sous la présidence chypriote, l’OIM espère voir l’établissement de

partenariats justes et résilients en matière de migration avec les pays

partenaires et la mise en œuvre d’actions humanitaires efficaces.

L’instabilité persistante en Afghanistan, en Syrie, au Soudan et au Sahel,

les déplacements causés par les changements climatiques et la sortie

progressive du régime de protection temporaire des réfugiés ukrainiens

soulignent l’urgence et la nécessité d’une approche globale de la

gouvernance, qui renforce également les systèmes de protection afin de

défendre les droits des migrants et des réfugiés.

L’OIM encourage donc vivement le renforcement de la coopération le long des

routes migratoires via la mise en œuvre d’une approche spécifique afin

de lutter contre l’exploitation et d’aider les migrants, en

particulier les plus vulnérables. Cela garantit la continuité des services

essentiels et de la protection dans les pays d’origine, de transit et de

destination.

Chypre peut s’appuyer sur le Pacte pour la Méditerranée et, à l’échelle

mondiale, sur les initiatives de Team Europe, sur la collaboration avec les

Nations unies et sur les investissements de le stratégie Global Gateway

pour mettre en place un système migratoire respectueux des droits, durable

et conforme aux valeurs de l’UE, tout en contribuant à la stabilité et au

développement des régions partenaires.

Les recommandations de l’OIM soulignent également qu’il est essentiel de

respecter les principes humanitaires et d’apporter des réponses ciblées sur

les besoins, tout en intégrant la mobilité humaine dans les cadres

climatiques. Cela implique notamment d’inclure les considérations relatives

à la crise climatique dans les politiques migratoires de l’UE afin de faire

face à l’impact croissant des facteurs environnementaux qui influencent la

mobilité humaine.

Enfin, l’OIM recommande à la présidence et aux États membres de l’UE

de participer activement aux préparatifs du Forum d’examen des

migrations internationales 2026 et du Pacte mondial pour des

migrations sûres, ordonnées et régulières.

L’OIM propose son partenariat, son soutien et son savoir-faire à la

présidence chypriote de l’UE et met à sa disposition son expertise

politique et opérationnelle au sein de l’UE et à l’échelle mondiale, ainsi

que son expérience de la coopération avec les institutions de l’UE, les

États membres et les pays partenaires. L’objectif est de promouvoir un

programme migratoire pratique qui reflète les principes, les valeurs et les

responsabilités mondiales de l’Europe.

Lire les recommandations de l’OIM ici

https://globalofficebrussels.iom.int/sites/g/files/tmzbdl2636/files/documents/2025-12/iom-recommendations-cyprus-presidency-of-the-council-of-the-eu_0.pdf

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